Angers admiratif devant les auberges champêtres

Michel Angers, maire de Shawinigan.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Michel Angers, maire de Shawinigan.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Michel Angers avoue qu'il pousse des soupirs d'admiration lorsqu'il constate la valeur touristique qu'apportent à la région l'Auberge du lac Sacacomie, l'Auberge du Lac à l'Eau claire ou Le Baluchon. Il souhaite que le Groupe Terrestria réussira à créer ce genre de destination pour Shawinigan.

«C'est une opportunité assez exceptionnelle», commente le maire. «J'ai toujours regardé, presque avec envie, ces auberges champêtres. Quand vous êtes prêts à mettre plusieurs millions de dollars dans un projet, c'est que vous êtes assez sûrs de votre coup.»

L'ampleur du développement prévu a suscité énormément de questions lors de l'assemblée de consultation de lundi après-midi, qui s'est conclue après deux heures d'échanges.

La chanteuse Catherine Leduc s'était déplacée avec son complice Matthieu Beaumont. Les deux artistes ont multiplié les interrogations sur l'encadrement de cet ambitieux projet.

«Quand on me parle de resort, d'amphithéâtre, d'hôtel vraiment plus gros que Sacacomie, ça me fait peur!», s'inquiète la jeune femme. «Je me demande pourquoi on doit verser dans la mégalomanie, la démesure. Ce que j'aime justement de la Mauricie, c'est que ça ne ressemble pas aux Laurentides! Je comprends que c'est bon pour l'économie, mais c'est énorme! Je ne trouve pas que les projets de démesure ont l'habitude de bien s'intégrer à un paysage naturel.»

La remarque a évidemment chatouillé le maire.

«Je vais vous répondre très clairement. On est une région qui se cherche sur le plan économique. Nous avons probablement déjà été la ville la plus riche au Canada et nous avons présentement la richesse foncière la plus pauvre. Notre travail, comme conseil municipal, c'est de stimuler l'économie. On ne parle pas de faire un Mont-Tremblant!»

Au cours de l'assemblée, les participants se sont particulièrement inquiétés des impacts de la marina privée. L'administration municipale en a pris bonne note. La Ville est également hantée par son impuissance dans l'exploitation de la fameuse sablière de Sainte-Flore, pas très loin de là, de même que la crainte de l'arrivée d'une entreprise spécialisée dans les vols d'hydravions touristiques. L'impact sur les commerces existants a aussi été soulevé, de même que les conséquences environnementales de certaines parties du développement.

La deuxième version des deux projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble discutés hier sera adoptée en séance spéciale le 28 septembre, ou en assemblée régulière le 13 octobre.

Par la suite, la Ville publiera un avis public pour permettre aux gens concernés de déposer une demande d'approbation référendaire, le cas échéant.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer