Un grandiose projet en vue à Saint-Jean-des-Piles

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Une quarantaine de citoyens se sont déplacés à la salle du conseil municipal de Shawinigan, en fin d'après-midi lundi, pour enfin prendre connaissance d'un mystérieux projet de développement récréotouristique qui se forme dans le secteur Saint-Jean-des-Piles.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Une quarantaine de citoyens se sont déplacés à la salle du conseil municipal de Shawinigan, en fin d'après-midi lundi, pour enfin prendre connaissance d'un mystérieux projet de développement récréotouristique qui se forme dans le secteur Saint-Jean-des-Piles. Une affaire de plusieurs dizaines de millions de dollars qui a suscité beaucoup de questions.

Les deux phases de ce projet devaient franchir l'étape de l'assemblée publique de consultation lundi, dans le cadre de l'adoption éventuelle de projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble. Il s'agit de modifications de zonage ciblées pour des lots bien précis.

Cette démarche forçait les promoteurs à lever le voile sur leurs intentions. Ils étaient représentés par Jean Cloutier, propriétaire de la firme Club village Mékinac, responsable du concept de développement pour le Groupe financier Les Rives. Ce dernier appartient à André et Sylvain Bellerive, deux hommes d'affaires de Saint-Boniface.

Depuis quelques années, le Groupe financier Les Rives souhaite développer un projet récréotouristique dans l'environnement des lacs Giguère et Long, dans le secteur Saint-Jean-des-Piles. Ces plans d'eau sont toutefois très isolés.

En mars 2014, la Ville de Shawinigan a donc fait l'acquisition d'un lot de plus d'un million de mètres carrés appartenant à Marius et Denis Veillette, pour la somme de 350 000 $. Trois mois plus tard, la même propriété était revendue, au même prix, au Groupe financier Les Rives, qui pouvait ainsi obtenir son accès aux lacs via la rue Principale.

Cette entrée est située tout près du lac Olscamp. Un chemin a été aménagé l'an dernier et au bout du sinueux parcours apparaît une vue spectaculaire sur la rivière Saint-Maurice, où un hôtel d'une centaine de chambres est prévu avec un spa nordique.

Dans le plan présenté lundi, un condotel rattaché à l'hôtel, une résidence pour les dirigeants et les employés et une cabane à sucre sont prévus dans le même environnement. Même l'aménagement d'une ferme est envisagée.

D'autres résidences ou condos bordent le chemin principal qui mènera éventuellement aux deux lacs. Pour cette portion, la Ville est toujours propriétaire du terrain visé qui couvre... 3,8 millions de mètres carrés. Dans ce secteur, les promoteurs prévoient l'aménagement de chalets locatifs et de sentiers pour faire une pourvoirie.

À lui seul, ce projet en montagne constituait un développement spectaculaire. Mais les promoteurs ont constaté que cet attrait n'allait pas suffire pour attirer des touristes.

«Après études, les gens qui nous servent de guides dans le développement immobilier et hôtelier nous ont dit que si nous ne faisions pas une thématique de base porteuse sur le plan international, nous n'aurions pas de projet parce que les hôtels meurent les uns après les autres», explique M. Cloutier.

Tout près du pays des cowboys, les promoteurs ont donc songé à créer un environnement western pour attirer les visiteurs. «Tout ce que Saint-Tite ne fait pas, nous avons décidé de le développer en complémentarité.»

Ce volet, qui devient la phase 1, doit être développé à environ 500 mètres de l'entrée du Parc national de la Mauricie. Présentement, ces terrains appartiennent à une compagnie à numéros détenue par Pierre Boucher et Gaétan Chandonnet, mais le Groupe financier Les Rives compte bien les acquérir si le PPCMOI traverse le processus sans opposition.

Cette première phase du projet comprendrait ainsi une auberge d'une centaine de chambres, un manège intérieur quatre saisons avec boutiques, restaurant et bar, de même qu'un saloon au deuxième étage; des chalets locatifs, une écurie avec une centaine de stalles et un complexe de condotel en unités de six à huit appartements. Une marina privée est également envisagée sur le bord de la rivière Saint-Maurice.

M. Cloutier n'a pas voulu estimer la valeur de ces deux phases, mais elles se calculent assurément en dizaines de millions de dollars. Le projet sera piloté par le Groupe Terrestria, présidé par André Bellerive.

Dès que les PPCMOI seront approuvés par la population, les promoteurs disposeront d'un délai de 60 mois pour construire l'hôtel en montagne et l'auberge.

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