La 6e Avenue à double sens: pas de tendance claire

Les commerçants de la 6e Avenue du secteur... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Les commerçants de la 6e Avenue du secteur Grand-Mère à Shawinigan ne savent pas sur quel pied danser quand il est question que l'artère commerciale redevienne à double sens.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Difficile de tirer une tendance claire sur l'intérêt des commerçants de la 6e Avenue de voir la principale artère commerciale du secteur accueillir les automobilistes dans les deux directions dans un avenir rapproché. En fait, même les associations qui les représentent ne savent pas trop sur quel pied danser.

Lucie Bourbeau, présidente de l'Association commerciale du secteur Grand-Mère, mentionne que son regroupement n'a adopté aucune position au sujet de la circulation sur la 6e Avenue. À brûle-pourpoint, elle se demande si l'élimination du sens unique peut faire une si grande différence, en plus de se questionner sur l'impact pour le stationnement.

Jonathan St-Jean, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, n'ose pas non plus prendre position pour le moment, mais il se demande également si ce changement important en vaudrait le coût. Il croit que l'expérience des commerçants de la 5e Rue, au centre-ville, pourrait donner un éclairage intéressant sur l'option à privilégier.

Du côté des gens d'affaires, pas d'unanimité en vue. Pierre Gagnon, propriétaire de Pomplo, ne voit pas l'utilité de la démarche.

«Je laisserais la 6e comme elle est», opine-t-il. «Il faudrait changer l'accès près du pont et ce serait plus dangereux. En plus, on essaie de faire virer l'économie, c'est déjà assez difficile et on enlèverait des stationnements. Moi, ça ne me toucherait pas beaucoup, mais je pense aux autres. Ça couperait aussi une voie de déchargement des marchandises pour les commerces. Pourquoi changer quelque chose qui fonctionne?»

Une opinion partagée par Frédérik Tessier, propriétaire du Café billard chez Gilles.

«Je laisserais la 6e comme ça», mentionne-t-il. «Ça pourrait peut-être nous amener d'autres clients, mais est-ce que ça nuirait à la circulation? Ce serait chaotique pendant les premières années.»

L'impact de ce changement inquiéterait particulièrement en hiver. En 2009, l'ex-directeur général adjoint de la Ville, Réal Beauchamp, avait parlé des inconvénients du rétrécissement de la chaussée pendant la saison froide. Dans ces circonstances, la circulation dans les deux sens pourrait devenir problématique.

M. Beauchamp avait aussi relevé des contraintes techniques aux deux extrémités du secteur pour expliquer la tiédeur de la Ville sur la possibilité de permettre la circulation dans les deux directions sur la 6e Avenue.

EN FAVEUR

Hélène Jourdain, propriétaire de la firme de gestion qui porte son nom, verrait davantage de bons côtés.

«Ça ralentirait la circulation et ça améliorerait peut-être la visibilité des commerces», réfléchit-elle.

«C'est une bonne idée!», sourit Suzie Gervais, propriétaire de Grand-Mère Nature. «Nos commerces seraient plus faciles d'accès. Les gens (sur la 5e Avenue) n'auraient plus à deviner à quelle hauteur ils doivent tourner pour nous atteindre sur la 6e. Je pense que ce serait plus simple.»

Danielle Huard, propriétaire de La Couturière, se prononce aussi en faveur du retour à la circulation dans les deux sens, principalement pour des raisons de sécurité.

«Les jeunes mettent le pied dans le fond jusqu'à la caisse populaire, ça ne se peut pas!», déplore-t-elle. «Avec une rue moins large, on n'aurait plus de piste de course!»

Président de CarQuest Grand-Mère, Réal Livernoche s'accommodera du choix qui sera fait, mais il reconnaît que la vitesse constitue un irritant sur la 6e Avenue.

«Ça passe vite... surtout les pompiers!», fait-il remarquer. «Ce serait bon pour contrer la vitesse et au moins, les visiteurs seraient certains de voir nos commerces. Mais c'est très difficile de rendre tout le monde heureux!»

«Je n'ai pas vraiment d'opinion là-dessus», termine Mélanie Richard, propriétaire d'Espace beauté urbaine. «J'ai toujours connu la 6e comme elle est actuellement, mais ça aurait été mieux d'investir pour la mettre à double sens que pour changer les noms de rues!»

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