Travaux à Shawinigan: tout baigne du côté de la Ville

Au cours des prochains jours, le pavé de... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

Agrandir

Au cours des prochains jours, le pavé de béton imbriqué pourra être installé sur la 5e Rue, devant la Place du marché.

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Bien qu'il reconnaisse qu'on ne peut faire d'omelettes sans casser des oeufs, le maire de Shawinigan, Michel Angers, se déclare satisfait des travaux de réfection et d'embellissement sur la 5e Rue.

«C'est sûr qu'il y a un impact», concède-t-il. «Mais au moins, les gens viennent!»

Une certaine confusion a pu naître sur l'évolution des travaux, réalisés par tronçons. Au fur et à mesure que l'entrepreneur avance vers l'avenue Broadway, cela ne signifie pas que le pavage est complété à l'autre extrémité du chantier. Ce qui donne l'impression que la situation empire à chaque semaine.

«Le premier tronçon est l'endroit où il y a le plus de travaux à faire», explique le maire. «Une fois que les tuyaux sont passés, il faut installer le pavé de béton imbriqué, devant la Place du marché. C'est beaucoup plus long.»

En fait, 3000 mètres carrés de pavé commenceront à être installés au cours des prochains jours.

«Nous sommes exactement dans la séquence qu'on s'était donné», ajoute le maire. «C'est sûr que pendant une certaine période, la totalité (entre les avenues Tamarac et Broadway) sera en travaux. Mais les gens qui veulent se rendre encourager les commerçants peuvent le faire sans problème.»

Lundi, la fermeture de l'intersection de l'avenue des Cèdres et de la 5e Rue se produira une semaine plus tôt que prévu au calendrier. Voilà un indice qui démontre que les travaux avancent rondement, constate François St-Onge, directeur des communications à la Ville de Shawinigan.

«Nous n'avons pas eu de mauvaises surprises», commente-t-il. «L'an dernier, nous avons pu voir comment la 5e Rue était structurée. Nous avons deux conduites d'aqueduc concurrentes. Nous avons appris à gérer ça avec le premier tronçon l'an dernier (entre l'avenue de la Station et Tamarac).»

La fin des travaux est toujours prévue vers la fin octobre ou au début novembre au plus tard. Déjà le 3 octobre, le Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan prévoit une activité à la Place du marché, pour célébrer avec la population l'ouverture d'un nouveau tronçon de la 5e Rue.

Horodateurs

En principe, la fin de ces importants travaux doit aussi correspondre à l'arrivée d'une nouvelle ère, celle des stationnements payants au centre-ville. Cette pratique avait été abandonnée en 2004, mais tout indique que des horodateurs apparaîtront dans le paysage plus tôt que tard pour inciter les automobilistes à libérer plus rapidement les espaces de stationnement sur la 5e Rue.

«Ça ne se fera pas sur ce chantier», nuance toutefois M. St-Onge, qui hésite à confirmer le retour des stationnements payants. «Nous installons les bases pour recevoir les horodateurs, de l'avenue de la Station jusqu'à Broadway. Les horodateurs seraient installés dans le cadre d'un autre contrat, l'an prochain. C'est l'orientation que nous avons actuellement et c'est pourquoi les bases seront prêtes.»

guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca

Les commerçants ne regrettent pas que les travaux n'aient pas été reportés.

L'hiver dernier, l'homme d'affaires Claude Villemure avait suggéré à la Ville de Shawinigan de prendre une pause dans ses grandes manoeuvres au centre-ville, le temps de laisser les commerçants se refaire un peu avant de compléter les travaux sur la 5e Rue. Avec le recul, malgré les difficultés rencontrées, les gens d'affaires continuent de croire qu'il fallait battre le fer pendant qu'il est chaud.

«Plus vite ce sera fait, mieux ce sera!», résume Stéphane Lambert, propriétaire du restaurant Chez Auger. «Mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit si difficile cet été. Je m'attendais à ce que ça ressemble à l'an dernier.»

«C'était mieux de le faire tout de suite», approuve Hélène Périgny, responsable de la Cordonnerie Lemay. «Après, on n'en parle plus!»

Même réflexion du côté de Guy Boisclair, propriétaire de la boutique Harnois. «Tant qu'à être dedans, aussi bien continuer et régler ça. Sinon, on étire le négatif trop longtemps.»

Julie Poliquin, propriétaire de la boulangerie Tous les jours dimanche, avait pris la plume au printemps pour mentionner qu'elle ne partageait pas l'idée de M. Villemure.

«Je ne vois pas comment ça aurait été mieux l'an prochain», réitère-t-elle. «Je comprends l'idée de l'année de répit, mais il ne faut pas oublier que ce sont des travaux d'infrastructures majeurs. Il fallait que ce soit fait. Il n'y a jamais de bon moment ou de bonne année.»

De son côté, M. Villemure considère toujours que son idée aurait permis aux jeunes commerces de mieux passer à travers.

«Je me suis rallié à la majorité, mais je continue à penser ce que je pensais au début de l'année. Je sais que ce n'est pas tout le monde qui s'en tire bien. Mais ça achève, on va passer à autre chose bientôt et ça va faire plaisir à tout le monde. La population ne doit pas nous lâcher!»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer