Michel Angers souhaite protéger la fonction publique

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Les enjeux d'une campagne électorale fédérale paraissent toujours un peu éloignés pour les municipalités, mais à Shawinigan, le maire souhaite que les candidats s'engagent à tout faire pour protéger le personnel de la fonction publique.

Michel Angers digère toujours mal la décision du gouvernement conservateur de transférer les tâches du service de la rémunération de Santé Canada à Miramichi. Une trentaine d'employés bien rémunérés sont touchés par cette décision.

En 2012, l'avenir du Centre fiscal de l'Agence de revenu du Canada a donné des sueurs froides au milieu. Services Canada, Postes Canada et le parc national de la Mauricie emploient aussi plusieurs personnes. Grosso modo, on dénombre près d'un millier de fonctionnaires fédéraux à Shawinigan.

«C'est sûr que je vais demander aux candidats ce qu'ils ont l'intention de faire», commente le maire. «S'ils déménagent le centre de paye (de Santé Canada), il existe tout de même des opportunités ici. Nous avons des gens qualifiés, bilingues, polyvalents. Il doit y avoir moyen de garder ces emplois à Shawinigan. Ça va faire partie de mes demandes.»

«Plus on modernise, plus ça risque d'être inquiétant», ajoute-t-il. «Il faut s'assurer que tous les emplois du gouvernement canadien qui sont ici le demeurent.»

M. Angers milite également en faveur du maintien du service postal, une réforme qui fait beaucoup de bruit.

«J'ai fait partie de ceux qui sont intervenus à l'Union des municipalités du Québec sur cette question», mentionne-t-il. «Nous sommes une ville vieillissante et pour les personnes âgées, c'est sûr que c'est préférable d'avoir le service.»

Assainissement des eaux usées

Évidemment, le projet d'assainissement des eaux usées autour du lac à la Tortue constitue également un enjeu central. Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, a déjà mentionné que la participation du gouvernement du Québec était assurée. Il ne manque que la confirmation fédérale, une étape qui n'a pas été franchie avant le déclenchement de la campagne électorale.

«Je suis en attente», mentionne le maire. «Nous sommes prêts à partir! J'espère une confirmation d'ici la fin de l'année. L'entente entre Québec et Ottawa pour les travaux d'infrastructures est réglée. Je sais que Pierre Giguère et le ministre (Pierre) Moreau travaillent fort sur ce projet.»

Dans une perspective plus large, M. Angers souhaite le maintien à long terme des fonds pour les travaux d'infrastructures. En fait, il s'agit d'une participation essentielle pour permettre de rajeunir les services publics.

«Beaucoup d'argent a été injecté là-dedans, mais les déficits d'infrastructures des municipalités sont énormes. Pas juste à Shawinigan, partout. Si on n'a pas cet argent pour couvrir les montants, ce serait très difficile. Cet argent doit être versé au gouvernement provincial.»

«La péréquation est aussi un enjeu», ajoute-t-il. «Si le fédéral coupe aux provinces, elles auront moins d'argent et elles nous refileront la facture! Le maintien de ces engagements est très important.»

Au cours des dernières années, une campagne électorale fédérale constituait une tribune de choix pour aborder l'encadrement de Transports Canada pour les vols d'hydravions touristiques au lac à la Tortue. Dans ce dossier, le recours collectif de la Coalition contre le bruit chemine toujours pour trouver un compromis acceptable afin de réduire la pollution sonore provoquée par cette activité, qui a tout de même ralenti en raison du contexte économique et de la fermeture de l'entreprise Aviation Mauricie.

guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca

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