Conflit chez Delastek: Angers plus discret

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Au printemps 2014, le maire de Shawinigan n'avait pas hésité à demander publiquement aux syndiqués de Rio Tinto Alcan de reconsidérer le rejet du contrat de travail proposé par Sotrem, qui tentait de faire l'acquisition du centre de coulée. En assemblée publique mardi soir, un citoyen s'est demandé pourquoi Michel Angers n'intervenait pas avec la même énergie dans le conflit de travail qui touche Delastek.

Pour Robert Beaudoin, la fermeture ou le déménagement de ce fleuron industriel constituerait «une catastrophe» pour Shawinigan. Les syndiqués ont déclenché la grève le 1er avril et les deux parties demeurent campées sur leur position depuis ce temps.

En mars 2014, M. Angers était sorti de l'habituelle réserve des élus pendant des négociations pour demander aux syndiqués de bien réfléchir aux conséquences de leur refus. Quelques jours auparavant, les travailleurs avaient rejeté dans une proportion de 65 % leur nouvelle convention collective, malgré la recommandation favorable du comité de négociation.

Le maire avait insinué que cette orientation mettait en danger toute la reconversion du site de l'ancienne aluminerie. À ce moment, tous les espoirs demeuraient permis pour accueillir la multinationale FerroAtlántica, qui allait finalement mettre le cap sur Port-Cartier.

Près d'un mois après la sortie du maire, les syndiqués avaient été invités à se prononcer sur une nouvelle offre. Elle avait été acceptée à 70 %.

Jusqu'ici, M. Angers est demeuré plutôt discret dans le dossier Delastek, ce que reproche un peu M. Beaudoin. En juillet, il avait toutefois déploré les propos du président de l'entreprise, Claude Lessard, qui dénigrait Shawinigan comme endroit pour investir. «Je n'ai pas l'habitude de me mêler de relations de travail», fait remarquer le maire.

«Dans le cas de Rio Tinto Alcan, c'était mon ancien travail et ça m'a permis de rencontrer étroitement les gens. Chez Delastek, je souhaite que les parties se rapprochent. On tient évidemment à ce que l'usine reste ici, mais ce n'est pas de mon ressort.»

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