Angers reste ferme sur le respect du budget

Lucie DeBons, présidente de la commission de toponymie... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

Agrandir

Lucie DeBons, présidente de la commission de toponymie et Michel Angers, maire de Shawinigan, ont dévoilé les grandes lignes de la version finale du projet d'harmonisation des noms de rues, mardi après-midi à l'hôtel de ville.

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Maintenant que le plan de la réforme toponymique est arrêté à Shawinigan, les opposants suivront très attentivement les coûts de cette démarche jusqu'à ce qu'elle soit complétée. Grand bien leur fasse clame le maire, aucunement inquiet sur les dangers que le budget de 300 000 $ soit dépassé.

Quelques insinuations ont circulé en ce sens lors de l'assemblée publique de mardi soir. À chaque intervention sur cet élément, Michel Angers ferme la porte. Les dépassements de coûts suggérés ne constituent que pure fabulation et il verra personnellement à ce que l'enveloppe prévue soit respectée.

Il faut tout de même préciser que la Ville de Shawinigan avait également estimé à 300 000 $ les coûts pour l'harmonisation des noms de rues en... 2006. L'ex-mairesse, Lise Landry, avait finalement décidé d'abandonner ce projet, mais le cadre financier peut-il demeurer le même dix ans plus tard?

Actuellement, le conseil municipal possède l'avantage de voir évoluer les coûts d'une démarche plus concrète qu'en 2006. Voilà pourquoi le maire dort sur ses deux oreilles lorsqu'il aborde la question du budget de l'harmonisation toponymique.

«Nous avons l'expérience des autres villes», rappelle-t-il. «Tous les salaires sont comptabilisés. On sait le montant que ça coûte pour chaque pancarte, leur installation. Nous savons combien nous devons en changer, combien nous pouvons en récupérer. Ça va exactement entrer dans notre budget.»

«Je ne serais pas assez fou pour avancer le montant de 300 000 $ si je voyais que ça coûterait 450 000 $, 600 000 $ ou 800 000 $! Je veux bien que les gens contestent, mais de là à dire qu'ils sont sûrs qu'on n'arrivera pas à 300 000 $... On se base sur quoi? C'est moi qui tient le budget et la consigne est claire. Les gens n'ont pas d'inquiétude à avoir.»

Quand il parle de récupération, le maire fait remarquer que des pancartes pourraient changer de secteur si elles peuvent être réutilisées.

«Dans le cas des noms de rues qui représentaient des doublons, on ne les jettera pas à la poubelle! On va les garder. Par exemple, les pancartes de la 22e Avenue à Shawinigan (qui devient l'avenue de Mingan) pourraient être réutilisées ailleurs, selon nos besoins. De plus, certaines doivent être changées, parce qu'elles sont abîmées.»

À court terme, le maire précise qu'il ne faut pas s'attendre à ce que les panneaux soient uniformisés. Ils seront simplement remplacés lorsque leur usure l'exigera. Bien entendu, pour les nouveaux odonymes qui n'apparaissaient nulle part en ville, le conseil municipal devra débourser un montant pour faire leur acquisition.

«Nous sommes conscients de notre situation financière et nous voulons arriver dans nos budgets», insiste-t-il. «Je présenterai le bilan l'an prochain. Ça va rentrer dans notre montage financier.»

Rappelons que le plan d'harmonisation toponymique adopté mardi soir en séance publique prévoit 313 nouveaux noms de rues à Shawinigan dès 2016.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer