«Personne ne pourra dire que nous n'avons pas écouté»

Lucie DeBons, présidente de la commission de toponymie... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Lucie DeBons, présidente de la commission de toponymie et Michel Angers, maire de Shawinigan, ont dévoilé les grandes lignes de la version finale du projet d'harmonisation des noms de rues, mardi après-midi à l'hôtel de ville.

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le dossier d'harmonisation des noms de rues a certainement fomenté l'opposition la plus tenace à un projet du conseil municipal de Shawinigan depuis celui sur l'augmentation de la rémunération des élus, en 2010. Malgré ces vents contraires, Michel Angers conclut l'exercice avec l'assurance d'avoir permis à la population de se faire entendre sur une démarche à très haut potentiel d'émotivité.

Visiblement très serein, le maire ne se fait pas d'illusion: le plan final sera à nouveau critiqué à Shawinigan. Mais pour lui, la page est maintenant bien tournée.

«Avec l'adoption de cette résolution, nous venons de conclure - le terme est important - de conclure un processus démocratique sans précédent à Shawinigan», a-t-il annoncé, en conférence d'information mardi après-midi.

Une démarche semblable remue les racines des citoyens et le maire comprend qu'il devient impossible de plaire à tous. En ce sens, il voit difficilement ce qu'il aurait pu faire de différent dans ce long processus, qui s'est étendu sur pratiquement deux ans.

«Dans la totalité des villes (où des changements toponymiques se sont produits), il y a eu des réactions partout, beaucoup plus virulentes à certains endroits», fait-il remarquer. «C'est normal! J'ai relu la revue de presse pour voir ce qui s'était passé à Trois-Rivières en 2002 et 2003. La réaction des citoyens était la même qu'à Québec, qu'à Drummondville, qu'à Victoriaville, qu'à Lévis.»

«Est-ce qu'on aurait fait les choses différemment? Non!», assure-t-il. «Je vous mets au défi d'avoir une autre ville qui a fait autant de consultations, de rencontres publiques, qui a retenu autant de suggestions et qui a fait autant d'analyses. Vous n'avez pas idée de la somme de travail qui a été faite pour être le plus près possible de ce que les citoyens souhaitaient avoir.»

«Ça aurait été beaucoup plus simple de faire une proposition et d'attendre que le camion de gravelle passe», image le maire. «Nous nous sommes remis au travail. Nous sommes convaincus que les modifications acceptées vont correspondre aux préoccupations. Personne ne pourra dire que le conseil municipal de Shawinigan n'a pas écouté ses citoyens, je peux vous l'assurer.»

Quelques commentaires

Évidemment, l'adoption de la fameuse résolution, mardi soir, a suscité quelques commentaires. Diane Borgia, porte-parole du regroupement Shawinigan citoyens avertis, n'a pu se déplacer à l'assemblée publique. Elle paraissait étonnée que les élus adoptent le projet en août, mais surtout, elle doute toujours que le budget de 300 000 $ sera respecté.

Shawinigan citoyens avertis a organisé deux marches de mobilisation contre ce projet d'harmonisation ou pour qu'à tout le moins, le conseil municipal organise un référendum sur cette question lors de la prochaine élection municipale. Les élus sont toutefois demeurés fermes dans leur intention.

À la période de questions mardi soir, Dominic Lavergne a également soulevé l'enjeu des coûts. Plus précisément, il voulait savoir combien coûteraient les nouvelles cartes routières de la Ville. Il n'a pas obtenu de réponse, mais le maire a fait remarquer que de toute façon, une nouvelle édition était prévue et que le montant habituel serait consacré à cet exercice.

André Grosleau déplore également que ce montant de 300 000 $ n'ait pas été utilisé à d'autres fins. Il suggère qu'à l'avenir, la commission de toponymie prenne bien soin d'attribuer des noms de bâtisseurs à des sites qui correspondent à l'ampleur de leur legs.

De son côté, Alain Huard se réjouit de constater que ses doléances pour le quartier Saint-Louis ont été entendues.

«Je suis très fier», lance-t-il. «Il faut donner crédit à ceux qui se sont opposés à ce projet pendant deux mois.»

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