Vallée Rocanigan: la Ville estime avoir tout fait pour accommoder

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(SHAWINIGAN) L'administration municipale de Shawinigan se désole de la décision de la Vallée Rocanigan de mettre la clé sous le tapis faute d'une entente entre les deux parties. Seul point d'achoppement, fatal pour le propriétaire Yvan Gélinas: l'obligation de déplacer le stationnement hivernal du centre à 200 mètres de la 50e Avenue, cela à la satisfaction du voisinage immédiat, mais à son propre désarroi.

«La Ville de Shawinigan regrette la décision du propriétaire de la Vallée Rocanigan de cesser ses activités. Depuis deux ans, la Ville de Shawinigan a travaillé avec le propriétaire, Yvan Gélinas, afin de lui permettre de poursuivre ses activités sur son site actuel», écrit le directeur des communications de la Ville, François St-Onge, dans un long communiqué récapitulatif de trois pages.

Depuis 2013, en effet, la Ville et M. Gélinas se sont assis à la même table à plusieurs reprises afin de trouver des solutions aux problématiques inhérentes à l'achalandage automobile sur le site et aux abords. Rappelons que les amateurs de plein air stationnaient leur véhicule dans des espaces non réglementaires situés en bordure de la 50e Avenue, voire sur la 50e Avenue même, au grand mécontentement des résidents avoisinants. Pour que le site puisse accueillir de façon sécuritaire cet afflux de visiteurs, une modification de zonage aurait dû être effectuée.

En janvier 2014, la Ville accepte malgré tout de permettre un stationnement d'hiver en zone résidentielle, sous réserve que le propriétaire respecte une bande tampon de sept mètres avec les terrains voisins. Cette solution mitoyenne est alors acceptés par les 35 résidents qui se sont présentés à la consultation publique du 16 juin 2014. Ces derniers acceptent du même souffle de tester cette solution durant la période hivernale afin d'en valider la viabilité à plus long terme.

Le hic, selon M. Gélinas, c'est que jamais la Ville ne l'a informé de cette solution. «On ne savait pas qu'on était à l'essai avec la bande de sept mètres», indique-t-il. Selon ses estimations maisons, cette bande de sept mètres représente l'espace de quatorze places de stationnement, autant de voitures qui, une ou deux fois par année, doivent se stationner sur la 50e Avenue. Une source de «stress» dont le propriétaire ne veut pas faire les frais. «Il faut que je sois capable de recevoir le monde en toute sécurité», souligne-t-il à sa défense.

Ainsi, ne respectant pas la dite bande tampon, la Ville commence à recevoir, dès janvier 2015, de nombreuses plaintes de la part de citoyens. Elle prend donc la liberté de réitérer à M. Gélinas sa demande de déménager son stationnement à l'intérieur des terres. Dans un courriel daté du 21 avril, l'urbaniste de la Ville écrit: «Nous désirons vous rappeler, comme nous l'avons déjà fait à maintes reprises, que des éléments de vos activités actuelles ne sont pas conformes au Règlement de zonage SH-550 de la Ville de Shawinigan et ne bénéficient d'aucun droit acquis, notamment le stationnement en zone résidentielle.»

Deux jours plus tard, M. Gélinas répondait à l'administration municipale son désir de cesser ses activités.

«Depuis juin 2013, la Ville de Shawinigan a multiplié les initiatives afin de permettre au propriétaire de la Vallée Rocanigan de poursuivre ses activités en adaptant les usages permis dans les zones où il se trouve et en consultant les citoyens pour trouver des terrains d'entente», conclut François St-Onge.

Trop peu, trop tard pour M. Gélinas. Sa décision est définitive, répète-t-il à maintes reprises. «Pour nous c'est terminé. On ne veut pas se battre avec la Ville.»

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