Insectes: les clubs de golf redoutent l'impact

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Guy Lefebvre, directeur général du Club de golf Grand-Mère.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les responsables des quatre terrains de golf de Shawinigan redoutent les effets de la suspension du programme de contrôle biologique des insectes piqueurs en 2015, même si les indésirables ne se sont pas montrés encore trop envahissants pour le moment.

Au Camping Rouillard dans le secteur Lac-à-la-Tortue, le... (Photo d'archives, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Au Camping Rouillard dans le secteur Lac-à-la-Tortue, le propriétaire Martin Picard affirme que le traitement biologique pouvait au moins lui donner l'impression d'obtenir une valeur ajoutée depuis la fusion municipale. 

Photo d'archives, Le Nouvelliste

«C'est sûr qu'il y a du mécontentement», soupire Guy Lefebvre, directeur général du Club de golf Grand-Mère. «Nous avions connu un bon changement au cours des deux dernières années, que tout le monde appréciait. C'est dommage qu'il y ait un recul. Ce n'est pas quelque chose pour attirer les joueurs de l'extérieur. C'est vraiment un plus de pouvoir dire que l'endroit est traité. On espère que ça va revenir l'an prochain.»

Mario Gélinas, propriétaire du Club de golf Le Laurentides, bénéficiait de l'initiative depuis 2012, en comptant le projet pilote mené par la Ville avant d'étendre l'épandage à l'ensemble de son territoire. Il est déçu de cette interruption, surtout que le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides est particulièrement attaqué par les moustiques pendant la belle saison.

«La déception est totale», commente M. Gélinas. «Les gens ne comprennent pas qu'on soit revenu en arrière. Nous étions tellement satisfaits! Jusqu'ici, ce n'est pas si mal; il est peut-être encore tôt. Mais si ça revient comme avant, c'est plate! Je trouve que Shawinigan mérite ça pour avoir une qualité de vie.»

Même réflexion du côté du Club de golf Sainte-Flore, où Patrick Ladouceur, propriétaire et professionnel en titre, craint que les amateurs déplorent une différence marquée au fur et à mesure que la saison avancera.

«L'épandage faisait une grosse différence pour nous», assure-t-il. «On commence à le ressentir, avec la pluie qui tombe et l'eau stagnante qui se forme un peu partout. J'ai l'impression qu'on aura une baisse pendant l'été, même si pour le moment, c'est quand même bon comme achalandage.»

Au Club de golf Le Mémorial, le professionnel Luc Richard observe que les maringouins sont apparus dans le paysage, mais pas encore les petites mouches noires.

«Notre clientèle a remarqué la différence», convient-il. «Avec l'humidité que nous avons, tout est propice aux maringouins. Mais il n'y a pas d'impact majeur chez nous pour le moment.»

Tous les responsables joints ont songé à payer eux-mêmes pour un traitement de leur terrain de golf en 2015. Mais la valeur de l'investissement ou l'incertitude de la qualité du résultat en raison des secteurs limitrophes non traités les a convaincus d'avaler la pilule pour cette année. À Sainte-Flore, M. Ladouceur parle d'une estimation de 25 000 $, un joli montant au moment où personne ne roule sur l'or.

Rappelons que ce service était payé à moitié par les surplus accumulés de la Ville et l'autre par les citoyens, à raison d'une contribution annuelle de 19,50 $ sur leur compte de taxes. Pour les terrains de golf et de camping, un coût fixe de 2000 $ était exigé.

Campings

Sur les terrains de camping, l'enthousiasme pour cet épandage biologique est plus mesuré. Ceux qui s'adonnent à ce loisir s'attendent à rencontrer quelques insectes indésirables, en pleine nature.

Au camping Otamac, Jeannine Bédard, copropriétaire, n'observe aucun changement par rapport aux dernières années jusqu'à maintenant.

«Les gens ne s'en aperçoivent pas», raconte-t-elle. «Même avec le traitement, il y avait des moustiques, pratiquement autant. Pourtant, c'est très humide cette année. On devrait en avoir beaucoup plus que l'an dernier.»

Mme Bédard rappelle que le procédé ne fait pas l'unanimité sur les impacts pour la nature, de sorte que des campeurs préfèrent accepter leur environnement tel quel, sans traitement de larvicide biologique. 

«Il y a des moustiques et c'est normal», résume-t-elle. «Ce n'est pas pire qu'ailleurs.»

Au parc de l'Île-Melville, la directrice générale, Marie-Louise Tardif, mentionne également que la présence de moustiques n'a jamais représenté un irritant important pour les campeurs.

«Jusqu'ici, nous n'avons aucune plainte, que ce soit pour le camping ou d'Arbre en arbre», mentionne-t-elle. «Le camping est sur une presqu'île, alors il est plus exposé au vent. Pour nous, le traitement ne fera pas de différence sur notre clientèle. Ce n'est pas un élément de publicité qu'on utilisait.»

Par contre, pour Martin Picard, propriétaire du Camping Rouillard dans le secteur Lac-à-la-Tortue, le traitement biologique pouvait au moins lui donner l'impression d'obtenir une valeur ajoutée depuis la fusion municipale.

«On voit déjà une différence, surtout avec un printemps humide comme celui que nous connaissons», indique-t-il. «De toutes les taxes, celle sur les insectes était la plus positive. Au moins, on sentait qu'on faisait partie de Shawinigan!»

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