Le maire de Shawinigan en France pour échanger sur l'entrepreneuriat

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ainsi que... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ainsi que le coordonnateur de la Communauté entrepreneuriale, Denis Morin, s'apprêtent à partager à nouveau les secrets expliquant la cohésion du milieu économique.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Communauté entrepreneuriale de Shawinigan continue de susciter l'intérêt dans plusieurs parties du monde et cette fois, c'est le groupe BGE France qui souhaite prendre connaissance de la recette de cette mobilisation.

Le maire, Michel Angers et le coordonnateur de la CES, Denis Morin, ont accepté l'invitation de cette organisation, un réseau national créé en 1979 qui stimule la création et l'accompagnement de milliers d'entrepreneurs au fil des années. En 2014 seulement, l'intervention de ce réseau a stimulé la création de 17 100 entreprises et de 28 600 emplois.

Les deux hommes partiront en mission pour cinq jours. Le point culminant surviendra le 18 juin, pendant l'assemblée générale de BGE France à Dunkerque, avec l'animation d'une conférence intitulée «Communauté entrepreneuriale: un projet sociétal pour dynamiser votre territoire.» Des rencontres avec des centres BGE de Lille et Paris sont aussi prévues durant la semaine.

Malgré cette expertise de 35 ans, le président de BGE France, Grégory Sagez, veut en savoir plus long sur la démarche amorcée par Shawinigan à l'automne 2007, après la fermeture de l'usine Belgo.

«La force de ce projet, c'est d'associer à la fois les élus et les opérateurs d'un territoire pour développer l'entrepreneuriat à partir de l'initiative des habitants», résume M. Sagez, par la voie d'un communiqué.

Depuis trois ans, autant M. Angers que M. Morin sont invités à de nombreuses tribunes pour expliquer le modèle shawiniganais. Ils sont notamment passés par le Mali, la Suède, par plusieurs régions du Québec, en plus d'avoir attiré une délégation du Nouveau-Brunswick, qui recherchait aussi la recette du modèle.

Derrière ces invitations se cache souvent une volonté de savoir comment les intervenants économiques ont mis leurs ressources en commun vers un même but à Shawinigan. Peut-être que le déclin industriel du milieu ne laissait pas beaucoup d'autres possibilités, mais toujours est-il que cette synergie attire l'attention.

«C'est l'élément-clé», convient le maire de Shawinigan. «Tout le monde travaille dans la même direction. Faites le tour du Québec et vous verrez que ce n'est pas toujours comme ça que ça se passe. La principale difficulté, c'est le tiraillement entre différentes organisations.»

M. Morin fait remarquer qu'en France, les élus ne sont pas beaucoup interpellés en terme de développement entrepreneurial.

«Ce que nous allons apporter à la France, en terme d'expertise, c'est la manière qu'on réussit à fédérer les acteurs-clés du territoire, à Shawinigan», commente M. Morin. «Ils ont décidé de développer systématiquement une communauté entrepreneuriale, avec la mise en place d'une séquence d'actions qui nous amènent de la mesure d'un indice à la tenue d'un forum et à la mise en place d'un plan action. Nous avons triplé l'intention d'entreprendre des jeunes de moins de 35 ans. Dans tous les indicateurs entrepreneuriaux de prédémarrage, de démarrage et d'entreprises établies, nous sommes

meilleurs que la moyenne provinciale. Ces éléments intéressent les Français.»

À l'inverse, les deux invités tenteront d'en apprendre plus sur la façon de bonifier les programmes après le parcours scolaire au primaire et au secondaire.

«Nous irons chercher de l'expertise pour nos collèges et notre université régionale», propose M. Morin. «Comment pourrait-on bonifier nos programmes pour avoir des profils entrepreneuriaux au sortir de l'université, qui feront que nos finissants auront toutes les perspectives pour passer à l'action comme intrapreneur ou entrepreneur?»

M. Morin croit aussi qu'il peut revenir avec des notes sur les façons de mieux travailler avec le numérique en milieu scolaire.

Par ailleurs, M. Angers reconnaît que cet intérêt flatte l'ego d'une communauté qui en a pris pour son rhume au cours des dernières années.

«Ça fait du bien, de temps en temps, d'avoir une tape dans le dos dans un contexte de reconversion comme celui qu'on vit», fait-il remarquer.

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