Bingo de l'Énergie: une relance qui s'annonce durable

Jack St-Onge et Bruno Rivard ont relancé le... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Jack St-Onge et Bruno Rivard ont relancé le bingo de l'Énergie l'an dernier et après douze mois d'activités, ils se disent mission accomplie.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Une fébrilité toute particulière marquera le rendez-vous hebdomadaire du bingo de l'Énergie, mercredi soir au sous-sol du centre communautaire Christ-Roi à Shawinigan. Si la tendance se maintient, au moins 200 amateurs se réuniront pour saluer le premier anniversaire de la relance de cette activité, menacée de disparaître pour de bon l'an dernier en raison de l'érosion de la clientèle.

«C'est au-delà de mes espoirs», convient Jack St-Onge, l'éternel bénévole qui s'est retroussé les manches pour trouver la meilleure formule afin d'assurer la pérennité du bingo de Shawinigan. Le tour de force a été réalisé avec la complicité de Bruno Rivard. Les deux hommes sont respectivement âgés de 84 et 78 ans, en passant.

«L'an dernier, on se disait que si on pouvait dégager 500 $ nets par soirée, ça nous donnerait à peu près 25 000 $ à remettre aux organisations à la fin de l'année et on en serait bien heureux. Mais nous avons dépassé cet objectif et de beaucoup. Certains soirs, on dégage 2000 $!»

Ce loisir vieux comme le monde possède une longue tradition à Shawinigan. Le Regroupement des bingos a cessé ses activités le 30 mai 2011, incapable de soutenir la location de son immense salle aux Halles de la Mauricie en raison de la décroissance. Trois organismes avaient toutefois pris le flambeau pour déménager le rendez-vous à l'école La Jeune relève.

Mais même en passant de cinq à trois soirs par semaine, le jeu n'en valait plus la chandelle. Le bingo de l'Énergie cessait donc ses activités en janvier 2014. Têtu, Jack St-Onge décidait de donner une dernière chance à l'activité, en ne conviant les amateurs qu'une seule fois par semaine, le mercredi. Bingo!

«Ce sont les gens qui nous l'ont demandé», raconte M. St-Onge. «Pour plusieurs, c'est leur seule sortie de la semaine. En mars 2014, nous avons organisé une assemblée et nous avons partagé aux gens ce que nous voulions. C'est reparti le 28 mai et nous avions eu plus de 230 personnes le premier soir!»

Cette relance a rempli toutes les promesses, avec une moyenne de 160 à 180 joueurs par soirée qui reluquent les quelque 3450 $ en prix hebdomadaires.

«La réponse a été très encourageante», corrobore M. Rivard. «À 120 joueurs par semaine, ça n'aurait pas duré longtemps.»

Le bingo de l'Énergie emploie neuf personnes pour la présentation de l'activité qui ne prend pas congé de l'année, à moins que par malheur, Noël et le Jour de l'an tombent un mercredi.

«L'idéal, à Shawinigan, c'est vraiment un soir par semaine», se convainc M. St-Onge. «Les gens respectent leur budget. Ils se gardent un montant à chaque semaine pour leur bingo et le mercredi, ils dépensent ici.»

De toute manière, ceux qui peuvent s'en permettre un peu plus peuvent toujours se rendre à Trois-Rivières le reste de la semaine pour assouvir leur passion.

Les bénéfices du bingo de l'Énergie sont partagés entre le comité de coordination des loisirs, qui regroupe huit organisations, l'Association de hockey mineur de Shawinigan, le baseball mineur et le dépouillement de l'arbre de Noël.

Religion

Même si les passionnés du bingo sont habitués à des salles beaucoup plus vastes, le sous-sol du centre communautaire Christ-Roi est parfaitement adapté pour ce rendez-vous. Pour créer un peu plus d'espace, une salle adjacente peut accueillir une trentaine de joueurs.

«C'est la salle VIP!», s'esclaffe M. Rivard. «Ça parle moins et certaines personnes préfèrent cela.»

Dès le milieu de l'après-midi, les portes s'ouvrent pour accueillir les premiers joueurs, qui s'assoient évidemment tous aux mêmes endroits semaine après semaine. On ne retrouve pas beaucoup de jeunes, ni d'hommes dans cet univers unique.

«Il n'y a pas beaucoup de relève», convient M. St-Onge. «Mais il y a quand même quelques belles petites madames!»

Cet anniversaire représente beaucoup pour les deux bénévoles, mais aussi pour les amateurs qui ont tenu parole en honorant ce rendez-vous hebdomadaire. Comme par exemple ce groupe de La Tuque, qui se présente à chaque mercredi, beau temps mauvais temps, été comme hiver.

Ou encore comme Irène Georgeff et Pierrette Bacon, deux inséparables complices qui jouent ensemble au bingo depuis... 45 ans.

«C'est sûr qu'on a eu peur de perdre notre bingo l'an passé», reconnaît Mme Bacon. «Un si beau passe-temps!»

Une opinion que partage Nathalie Ayotte, une jeune joueuse qui conclut un mois de mai particulièrement chanceux. Vrai qu'en suivant 57 cartes à la fois, elle augmente ses chances de gains!

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