«La balustrade tombe en ruines» au centre-ville de Shawinigan

À la dernière séance publique du conseil municipal... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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À la dernière séance publique du conseil municipal de Shawinigan, Patrice Bolduc avait apporté aux élus l'une des colonnes abîmées de la balustrade de la Promenade du Saint-Maurice.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Investir ou attendre? Le jeu d'équilibriste des finances publiques s'est poursuivi lors de la dernière séance publique du conseil municipal de Shawinigan et cette fois, la Promenade du Saint-Maurice constituait le sujet du débat.

«La balustrade tombe en ruines», déplore Patrice Bolduc, un résident du centre-ville qui s'intéresse à la santé du patrimoine urbain.

Cette oeuvre accuse le poids des années, ce que ne nie pas le conseil municipal. En 2012, la Ville avait publié un appel d'offres pour procéder à une réfection majeure. Elle avait prévu un budget de 120 000 $, mais en prenant connaissance des montants des soumissions, les élus avaient tout simplement décidé de reporter le projet.

Or, le temps passe et le conseil municipal n'est toujours pas retourné en appel d'offres. Dans son dernier programme triennal d'immobilisations, la Ville avait prévu un investissement de 100 000 $ pour la balustrade de la Promenade du Saint-Maurice en 2015.

M. Bolduc raconte que l'an dernier, il avait communiqué avec un fonctionnaire pour lui mentionner que deux travées étaient tombées. «On m'a répondu qu'on n'était pas au courant. Six mois plus tard, ça n'avait pas été remis en état.»

Depuis ce temps, quatre nouvelles travées ont été endommagées. Une dizaine de colonnes ont également été «pulvérisées», selon ses observations. D'ailleurs, M. Bolduc avait transporté l'une d'elles dans la salle du conseil pour donner un aperçu des dommages aux élus.

Le citoyen se désole de voir cet «ouvrage remarquable» se dégrader dans une telle indifférence. Il signale qu'on retrouve très peu ce type d'architecture au Québec.

«C'est une icône, une identité visuelle pour la ville», mentionne-t-il. «La balustrade a été aménagée il y a une centaine d'années et si on veut conserver cette structure, il serait temps de l'entretenir, de stabiliser son état et de procéder à une réfection complète. J'entends vos préoccupations envers les touristes et les résidents et je peux vous dire que notre balustrade n'a certainement pas fière allure à leurs yeux.»

«La négligence invite le vandalisme et ça ne donne pas une belle image de la ville», enchaîne-t-il. «Ce dossier devrait être plus prioritaire que celui de l'harmonisation des noms de rues.»

Le maire, Michel Angers, observe la même chose que le citoyen, mais tout demeure une question de choix à travers la kyrielle d'investissements à réaliser. «Nous sommes conscients qu'il faut la restaurer», convient-il. «Nous avions eu des prix exorbitants en appel d'offres. C'est un endroit fabuleux. On va s'assurer qu'il n'y ait pas de dégradation. On va faire les travaux, mais il nous faut du temps et de l'argent.»

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