Angers: «On n'a surtout pas les moyens de se diviser»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les doléances sur l'efficacité de l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan commencent sérieusement à indisposer le maire, Michel Angers. L'information selon laquelle un nouvel organisme parallèle serait créé dans la même ville ajoute un nouveau chapitre à cette saga.

Au retour de vacances de Robert Trudel à la fin du mois, le maire tentera de rassembler les parties pour trouver une solution qui puisse satisfaire tout le monde. Cette clé existe-t-elle, voilà la grande question.

«L'Office de tourisme, foires et congrès fait un excellent travail», réitère M. Angers. «Je pense que c'est une organisation qu'il vaut la peine de soutenir. Je ne vois pas pourquoi Robert veut faire ça. Je sais que l'OTFC rend de bons services à plusieurs personnes.»

«Je vais le voir à son retour de vacances et on discutera de tout ça», ajoute-t-il. «Je ne connais pas leur projet. S'il y a des choses à arrimer, on va le faire. Moi, je veux travailler avec les intervenants. S'ils ne veulent pas travailler avec l'OTFC, on va leur demander pourquoi. Ça dure déjà depuis un bout de temps.»

En fait, depuis l'arrivée de Valérie Lalbin à la direction générale, une femme qui n'hésite pas à remettre en question les structures établies. La controverse entourant le déménagement des bureaux de l'OTFC dans l'ancien Resto Pub 57 avait également plombé la confiance de certains intervenants du milieu, au point où l'organisme est finalement demeuré dans les bureaux du Centre local de développement. Avec la dissolution du bras économique de la Ville à la fin du mois, la question du déménagement reviendra dans les discussions en 2015.

Avec une compétition féroce pour attirer les visiteurs, l'OTFC de Shawinigan possède déjà son lot de défis à surmonter. Une compétition directe dans la même ville représenterait un écueil supplémentaire, déplore le maire.

«On n'a surtout pas les moyens de se diviser», fait-il remarquer. «Avant la création de l'office, il y avait toutes sortes d'organisations qui faisaient leur petit bout. On voulait réunir tous les acteurs dans une seule organisation pour permettre à Shawinigan de se déployer en terme de tourisme.»

«Si on était à Québec, à Montréal ou dans des endroits extrêmement touristiques et que deux ou trois organisations essayaient d'attirer les gens, ce serait une chose», ajoute M. Angers. «Mais ce n'est pas le cas à Shawinigan, ni en Mauricie. Nous avons tout intérêt à regrouper nos forces. De temps en temps, il faut mettre de l'eau dans notre vin, d'un côté comme de l'autre pour tenter d'atteindre l'objectif premier, celui de faire connaître notre ville. Ceci dit, je ne peux pas forcer ceux qui ne veulent pas. Mais il y en a d'autres qui veulent.»

Sonia Tremblay, actionnaire de l'Auberge Gouverneur, considère que ce réflexe de survie devrait être bien accueilli par l'administration municipale.

«Je ne pense pas que la Ville nous en voudra de nous prendre en main», souffle-t-elle. «Ce serait ridicule d'être frustré de ça. Je verrais mal une Ville être fâchée de voir des commerçants se prendre en main. Pensez-vous qu'on se donnerait tout ce trouble si nous avions vraiment des retombées?»

Malgré cette nouvelle secousse, le maire demeure confiant de trouver une solution qui satisfera tout le monde, y compris la Cité de l'énergie et l'Auberge Gouverneur, deux joueurs touristiques incontournables à Shawinigan.

«Je ne perds pas espoir», assure-t-il. «Je suis sûr qu'on pourra trouver des terrains d'entente.»

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