Harmonisation des noms de rues: Angers en pèlerinage

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Toujours aussi ferme dans sa volonté de procéder à l'harmonisation des noms de rues en 2016, le maire de Shawinigan a sollicité une rencontre avec les membres du conseil 1209 des Chevaliers de Colomb (secteur Grand-Mère) pour s'assurer que tout le monde comprenne bien la démarche.

L'exercice s'est déroulé mardi en début de soirée. Il s'est terminé par la remise d'une pétition demandant le report du processus d'harmonisation, jusqu'à ce que la question soit tranchée par la population lors d'un référendum qui coïnciderait avec la prochaine élection municipale, comme le réclame Shawinigan citoyens avertis. La presque totalité des quelque 160 participants ont endossé cette proposition.

Le maire ne garde pas un souvenir si désagréable de sa rencontre, bien que le ton ait monté à quelques reprises. Dépense inutile, perte injustifiée du nom de secteur dans l'adresse postale, les mêmes arguments sont revenus sur le tapis.

Le conseil 1209 des Chevaliers de Colomb est considéré comme une organisation très influente dans le secteur Grand-Mère. Il regroupe 862 membres.

Parmi eux, les conseillers Jean-Yves Tremblay, Alain Lord et Serge Aubry ratent rarement le rendez-vous du mardi, au local de la 5e Rue. M. Angers explique qu'ils ont entendu toutes sortes de propos sur le dossier de l'harmonisation, ce qui l'a incité à demander la permission de s'adresser aux membres pour bien expliquer ce dossier... une fois de plus. «Ça a été une bonne rencontre», résume le maire. «Mais ceux qui ne veulent pas entendre n'entendent rien. Sur le fond, je n'ai plus de commentaires à faire là-dessus.»

«J'ai donné des exemples précis de dangers pour la sécurité», ajoute le maire. «Quand on me répond que ce n'est pas vrai, que voulez-vous que je vous dise... Je suis quand même le maire de la ville et je n'ai pas l'habitude de raconter des mensonges. Mais pour ceux qui ont une approche positive, je n'ai pas de problème à discuter avec eux.»

Le Grand chevalier, Roger Castonguay, reconnaît qu'il s'agit d'une permission inhabituelle pour cette organisation apolitique. La demande du maire a suscité un débat à l'interne. «Chez nous, on ne fait pas de politique», mentionne M. Castonguay. «Des gens m'ont critiqué à la suite de cette décision. Mais M. Angers n'était pas là pour serrer des mains.»

«Nous avons accepté pour deux raisons», ajoute-t-il. «Premièrement, non seulement Michel Angers est maire, mais c'est aussi un Chevalier de Colomb. Ensuite, il y a encore beaucoup de gens qui ne vont pas aux assemblées publiques, qui ne sont pas renseignés.»

«Je lui ai donné la chance de s'exprimer dans une réunion privée et de répondre aux questions, les mêmes qui reviennent tout le temps», ajoute-t-il. «J'ai trouvé qu'il avait eu du culot. Il n'est pas peureux ! J'avais demandé à mes frères d'être respectueux et gentlemen.»

En ce qui concerne la pétition, M. Castonguay précise qu'elle n'a pas été initiée par les Chevaliers de Colomb. Quelques membres ont profité de l'occasion pour réclamer l'organisation d'un référendum sur l'harmonisation des noms de rues, mais ils agissaient à titre personnel, selon lui. «Les Chevaliers de Colomb ne prennent aucunement position là-dessus», insiste M. Castonguay. «Les membres sont libres de signer une pétition contre les gaz à effet de serre, les gaz de schiste, la toponymie, mais comme Grand chevalier, je ne donne aucun mandat, c'est certain.»

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