Noms de rues à Shawinigan: «Le maire doit changer d'idée»

Environ 200 personnes se sont rassemblées, dimanche, sur... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Environ 200 personnes se sont rassemblées, dimanche, sur le parvis de l'hôtel de ville de Shawinigan, avant d'entreprendre une marche dans les artères avoisinantes.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Les opposants au projet de nouvelle toponymie à Shawinigan en ont remis une couche, dimanche, alors qu'environ 200 personnes (250 selon les organisateurs) se sont réunies sur le parvis de l'hôtel de ville. Malgré les slogans revendicateurs, on sentait dans la foule un léger vent d'essoufflement qui risque de refroidir le vent de contestation.

Rien de nouveau sous un soleil de plomb, pourrait-on dire, puisque les mêmes arguments ont été lancés dans un porte-voix pour illustrer les mêmes préoccupations. Selon les manifestants, les coffres de la Ville ne peuvent tout simplement pas supporter une dépense qu'ils jugent «inutile».

C'est pourquoi propose-t-on désormais au maire Michel Angers, ainsi qu'aux membres du conseil municipal, de mettre le projet d'harmonisation des noms de rue sur la glace jusqu'en 2017, soit jusqu'aux prochaines élections municipales. Un référendum pourrait alors être organisé dans les urnes. Ainsi, les citoyens auraient l'occasion de plébisciter ou non ce projet que le maire Angers a qualifié «d'immuable».

D'ici là, Alain Huard doute que d'autres manifestations publiques du genre soient organisées durant l'été, bien que certains manifestants aient déjà signalé leur volonté de participer à la séance du conseil municipal le 12 mai prochain.

Quoiqu'il admette ne pas être placé dans le secret des dieux, ni même dans les officines du regroupement Shawinigan citoyens avertis (SCA), celui qui a été l'initiateur du mouvement entend désormais laisser du temps au temps. «Rendu au mois de juin, quand ça va être décidé, eh bien il faudra attendre aux prochaines élections et laisser le peuple décider. Y'a peut-être d'autres solutions qui vont sortir d'ici ce temps-là, je ne sais pas», laisse-t-il tomber.

«Le maire ne veut rien savoir du référendum», ajoute par dépit M. Huard, qui rappelle du même souffle avoir déposé une deuxième fois la même pétition de 310 noms auprès du conseil municipal et sur la table de la Commission de toponymie du Québec. Selon lui, seule cette dernière instance pourra désormais freiner la Ville dans sa volonté ferme d'aller de l'avant.

«Si la toponymie du Québec dit que ça ne fonctionne pas, ça ne passera pas», croit-il. Et si l'idée d'un référendum est acceptée et que la population vote en majorité pour le projet d'harmonisation? M. Huard sera le premier à se rallier à «la démocratie». D'autant plus que pour lui, son coeur penche davantage vers le secteur Grand-Mère que vers l'ensemble de la Ville de Shawinigan.

Fondatrice du mouvement SCA, Diane Borgia, elle, n'entend pas lâcher le morceau. Forte d'un sondage maison qui stipulerait que 95 % des citoyens rencontrés s'opposent au projet d'harmonisation, elle poursuivra sa croisade coûte que coûte jusqu'à ce que le conseil municipal recule. Lors de la manifestation d'hier, des bénévoles recueillaient à cet effet des dons en argent pour permettre au regroupement SCA de maintenir la pression. À son avis, aucune des nombreuses justifications avancées par la Ville ne tient la route, ni même l'inquiétude exprimée par les services d'urgence.

«Nous, on reste convaincus qu'à quelque part, M. le maire va changer d'idée, qu'il doit changer d'idée, pour le bien de sa population», avance Mme Borgia. «Maintenant le SCA est là, et on ne laissera pas passer», disait-elle quelques minutes avant la manifestation où, espérait-elle encore, plus de 500 personnes se présenteraient.

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