Robert Trudel mis à la porte de l'OTFC de Shawinigan

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Évincé du conseil d'administration de l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan, Robert Trudel promet la mère de toutes les batailles à ceux qui lui ont montré la porte.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Le directeur général de la Cité de l'énergie, Robert Trudel, vient d'être écarté du conseil d'administration de l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan. Hors de lui, il promet la mère de toutes les batailles à ceux qui l'ont cavalièrement remercié.

Les nouvelles nominations ont été approuvées par le conseil municipal à la séance régulière du 14 avril. À l'OTFC, sept postes devaient être renouvelés cette année, dont celui de M. Trudel. Or, ce dernier prétend qu'il n'a jamais manifesté l'intention de ne plus siéger sur cet organisme. Pourtant, il n'apparaît plus au conseil d'administration, ce que confirme le président, Michel Matteau.

Au cours des dernières semaines, des rumeurs voulaient que le maire, Michel Angers, ait avisé Robert Trudel de se retirer du conseil d'administration de l'OTFC sans faire de vagues. On sait qu'il n'existe guère d'atomes crochus entre le directeur général de la Cité de l'énergie et le président de l'OTFC. M. Trudel fait aussi partie des plus virulents critiques de la directrice générale, Valérie Lalbin, depuis son entrée en poste.

M. Matteau se défend bien d'avoir exigé le départ de son controversé administrateur. «Je n'ai jamais demandé ça, jamais», assure-t-il. «Il n'a pas été reconduit. Robert voulait me voir là-dessus. Je lui ai dit n'importe quand et finalement, il n'est pas venu.»

M. Trudel confirme qu'une rencontre devait avoir lieu entre les deux hommes, mais il mentionne qu'il n'a finalement pu s'y présenter. Il n'a pas eu d'autres nouvelles par la suite.

Cependant, il confie que M. Angers l'a bel et bien convoqué à son bureau pour «discuter de l'Office de tourisme, foires et congrès». Sur le coup, M. Trudel a cru qu'il voulait échanger sur certaines orientations de l'organisme. Mais il a rapidement appris la nature du seul point à l'ordre du jour.

«Ses premières paroles étaient pour me dire que Michel Matteau voulait ma démission, pour des raisons de santé», raconte le directeur général de la Cité de l'énergie. «Le maire m'a donc demandé si je pouvais la donner. J'ai dit non et que s'ils voulaient me sacrer dehors, ils entendraient parler de moi. Que s'ils voulaient la guerre, ils l'auraient. Ça a été ça, ma réponse.»

M. Matteau reconnaît avoir mentionné au maire qu'il «n'en voudrait pas à personne» si Robert Trudel n'était pas reconduit autour de la table à l'OTFC. «Il y a des jeunes qui poussent, dans cette ville», fait-il remarquer. «Nous avons de nouveaux intervenants qui s'en viennent. Ce n'est pas une guerre, ce n'est pas ça.»

M. Trudel possède une lecture différente. Il se retrouve devant le fait accompli, à sa grande déception. «Personne ne m'a dit que je ne faisais plus partie du conseil d'administration», insiste-t-il. «La moindre politesse, si on me dégomme, c'est que quelqu'un m'appelle pour me dire que je suis dégommé! J'agis encore comme un membre du conseil d'administration. Si je suis dehors, vous me l'apprenez.»

«Il faut être hypocrite pour agir de cette façon envers une personne qui a consacré les vingt dernières années de sa vie pour le développement touristique», tonne-t-il. «C'est complètement anormal que la Cité de l'énergie, après avoir été tourmentée par le maire pour accepter un poste sur ce conseil d'administration, se fasse sacrer dehors comme un va-nu-pieds.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, assure qu'il n'a joué qu'un rôle très secondaire dans ce jeu de chaises musicales, puisque selon lui, le conseil municipal ne fait qu'approuver les décisions prises par le conseil d'administration de l'OTFC. «Robert n'est plus là», confirme-t-il. «Il a manqué huit ou neuf rencontres du conseil d'administration, l'an dernier. Il en a manqué énormément. Le président me dit que dans le contexte actuel, il faut que ça roule. Ça prend un conseil d'administration complet. Des décisions ont été prises et je respecte ça. Je mets un sceau là-dessus et on y va.»

M. Trudel reconnaît avoir raté plus que sa part de réunions au cours de la dernière année. Par contre, il souligne avoir avisé par écrit le conseil d'administration qu'il se portait maintenant à merveille. «Tout est correct; je suis en parfaite condition», mentionne-t-il. «J'ai manqué des réunions parce que j'étais réellement malade. J'ai passé à travers un cancer. Je suis en pleine forme, je travaille comme un fou.»

Outre M. Matteau, le conseil d'administration de l'OTFC est complété par Luc Arvisais, Louise Martin, Nancy Déziel, Christian Landry, France St-Amant, Carole Loiselle, Donald Desrochers, Ghislaine Lamothe et Marie-Josée Gervais.

Pour le moment, le siège numéro 4, occupé auparavant par Mme Loiselle, demeure vacant. La directrice du Parc national de la Mauricie a pris la place de M. Trudel au siège 8.

Le père de la Cité de l'énergie se prépare à quitter la région pour des vacances, mais il promet d'étoffer sa réplique à son retour. «Je vais avoir des questions à poser», assure-t-il. «J'exige qu'on me fournisse des raisons valables pour me foutre dehors.»

guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca

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