Auberge Le Florès: les plaintes s'accumulent à la Commission des normes du travail

L'Auberge Le Florès a fermé ses portes en... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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L'Auberge Le Florès a fermé ses portes en mars avec la promesse d'une réouverture le 1er mai. Jusqu'ici, très peu d'informations circulent sur les modalités entourant cette reprise d'activités.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) La Commission des normes du travail enquête déjà sur trois dossiers regroupant les cas de huit salariés de l'Auberge Le Florès, en raison de montants d'argent qui n'ont pas été versés ou de «pratiques interdites».

Ce bilan pourrait prendre plus d'envergure au cours des prochains jours si la direction ne parvient pas à rouvrir ses portes le 1er mai, tel qu'annoncé en mars. Surtout que dans certains cas, le processus d'enquête avance avec l'envoi de mises en demeure, ce qui donne un indice sur le fondement des réclamations.

Le premier dossier implique un seul salarié, pour «pratiques interdites» et «plainte pécuniaire pour vacances et préavis de fin d'emploi impayés», précise Jean-François Pelchat, responsable des relations de presse pour la Commission des normes du travail.

Un deuxième dossier regroupe deux travailleurs, également pour des motifs de vacances et de préavis de fin d'emploi qui n'auraient pas été honorés. Des salaires impayés seraient aussi impliqués. Enfin, dans le troisième cas, cinq salariés sont impliqués. Il porte également sur des plaintes pécuniaires.

«Les deux premiers dossiers (trois employés) ont dépassé le stade de l'enquête», explique M. Pelchat. «Ils sont rendus aux affaires juridiques. Des avis de réclamations ont été produits pour les plaintes pécuniaires, pour les montants qui sont dus. Si l'employeur ne paie pas, le dossier est transféré aux affaires juridiques, qui feront les démarches pour que les sommes dues soient versées aux salariés.»

Selon la Loi sur les normes du travail, l'employeur dispose d'un délai de 20 jours, après réception d'un avis de réclamation, pour respecter l'ordonnance.

En ce qui concerne le troisième dossier, le processus d'enquête s'amorce à peine pour déterminer les sommes dues aux employés.

Après avoir évité de peu la faillite l'automne dernier, l'Auberge Le Florès a rencontré de nouvelles difficultés au début de l'année. Une cascade de départs a forcé la direction à fermer ses portes au début mars, avec promesse de réouverture le 1er mai. Jusqu'ici, très peu d'informations circulent sur les modalités entourant cette reprise d'activités. La vente de l'entreprise semble inévitable.

La Loi sur les normes du travail prévoit qu'un jugement favorable aux salariés suive les administrateurs sur une période de dix ans pour faire exécuter la décision.

guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca

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