La Ville accorde un cautionnement de 150 000$ à Digihub

Nancy Déziel, présidente du conseil d'administration de Digihub,... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Nancy Déziel, présidente du conseil d'administration de Digihub, assure que d'intéressantes annonces débouleront au cours des prochains mois à la station du numérique.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Toujours en recherche de financement, la station du numérique Digihub vient d'obtenir un cautionnement de 150 000 $ de la Ville de Shawinigan pour lui permettre de conclure un contrat de crédit variable avec la Caisse Desjardins du Centre-Sud.

Selon la résolution adoptée en assemblée publique le 14 avril, cette somme est jugée nécessaire au Digihub «aux fins d'assurer son bon fonctionnement».

Le maire, Michel Angers, a déjà mentionné qu'il souhaitait une aide supplémentaire d'environ un million de dollars du gouvernement du Québec pour donner un peu d'air à la station du numérique, au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins et à la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan. Des partenaires privés sont aussi sollicités, mais comme les fonds tardent à être versés, Digihub doit trouver d'autres moyens pour assurer son exploitation.

«Ce n'est qu'un prêt-pont», rassure M. Angers. «Une subvention de 200 000 $ va nous venir de Rio Tinto Alcan. Il reste des détails techniques avant de nous la donner. Nous avons besoin d'une transition de quelques semaines, en attendant. Ce sera aussi une marge de crédit.»

Le gouvernement du Parti québécois avait accordé une subvention de 1,2 million $ pour la station du numérique en novembre 2013. Le maire rappelle que les premières années d'un service aussi ambitieux demeurent très exigeantes, d'où l'aide sollicitée.

«C'est sûr que si le gouvernement nous donnait le montant qu'on souhaite avoir, on n'aurait pas eu besoin de ce cautionnement», souffle-t-il. «Je sais que notre député Pierre Giguère continue de travailler là-dessus. En attendant, on démarre des entreprises. Des projets seront annoncés bientôt. Mais pour articuler tout ça, il faut du fric.»

Nancy Déziel, conseillère du district de la Rivière et présidente de Digihub, souligne que l'organisme souhaite compléter l'aménagement de ses espaces d'incubation le plus rapidement possible pour en tirer des revenus.

«Nous voulons réussir à terminer tous les locaux», commente-t-elle. «Nous voulons remplir le Digihub pour que ça paie nos frais d'opérations. Je ne veux pas passer mon temps à chercher des subventions pour faire fonctionner ça. L'objectif est d'avoir un écosystème qui se suffit pour ne pas que les citoyens aient à payer pour ça. Je pense qu'on est sur la bonne voie pour y arriver mais là, on n'est qu'au début.»

Mme Déziel assure que les annonces qui se profilent pour le Digihub ne consisteront pas simplement à déplacer des PME déjà existantes à Shawinigan.

«Il y aura plusieurs types», avance-t-elle. «Ce seront de nouvelles entreprises ou des entreprises de Montréal qui viennent s'établir ici. Ça va débouler! Je suis très confiante de remplir ça rapidement.»

La présidente ajoute que le pouvoir d'attraction représente un défi. Le Digihub doit bénéficier d'outils pour lui permettre de se démarquer.

«Nous montons une chaîne financière pour que les entreprises incubées puissent avoir du capital de risques dès le début», explique-t-elle. «Plusieurs joueurs doivent intervenir là-dedans. On veut que les entrepreneurs aient un avantage à venir s'établir chez nous. Le local est beau, c'est un écosystème, mais dans le milieu du divertissement numérique et mobile, les projets évoluent très rapidement. Il faut que ça roule!»

Enfin, la provenance de certains administrateurs, qui était considérée comme un atout lors du lancement de la station du numérique en raison de leurs contacts internationaux, est devenue un irritant. Rappelons que le conseil d'administration du Digihub est notamment composé d'Ozan Kocoglu (Japon), de Quentin Staes-Polet (Singapour) et de Loic Claveau (Irlande).

«Nous avons des problèmes à réunir notre c.a., parce qu'il est sur plusieurs fuseaux horaires!», fait remarquer Mme Déziel. Ainsi, faute de quorum, des projets ne peuvent être approuvés et sont ainsi retardés. Le conseil d'administration veut prendre les mesures pour corriger cette situation.

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