Harmonisation des noms de rues: des exemples révélateurs

Nicolas Massicotte, directeur général de TecFab International, et le... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

Agrandir

Nicolas Massicotte, directeur général de TecFab International, et le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'activité de presse de vendredi après-midi sur l'harmonisation des noms de rues à Shawinigan était organisée chez TecFab International, une entreprise qui gère tant bien que mal la confusion générée par sa localisation.

«Au nord du bâtiment, on est sur le rang Saint-Mathieu», explique Nicolas Massicotte, directeur général. «Les visiteurs qui proviennent de l'ouest entrent par la 125e Rue et les gens qui arrivent de Québec entrent par la 53e Avenue. C'est un enjeu pour l'efficacité et la sécurité de nos opérations.»

Jonathan St-Jean, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, partage les mêmes préoccupations pour ses membres. Il cite l'exemple de Sainte-Flore, qui ne mène nulle part avec un GPS.

Michel Matteau, président de l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan, considère que l'harmonisation s'inscrit dans un processus logique pour faire de la ville une destination à part entière.

Les enjeux de sécurité et les risques de confusion pour les premiers secours ont été abordés par François Lelièvre, directeur du Service de sécurité incendie de Shawinigan. Il rappelle d'ailleurs que les pompiers avaient reçu un appel pour une fuite de gaz importante en 2013 à la fois sur la125e Rue et sur la 53e Avenue... jusqu'à ce qu'ils réalisent qu'ils devaient se rendre chez TecFab International.

Choc historique

On sait qu'Appartenance Mauricie milite en faveur du maintien des rues numérotés au centre-ville, par respect pour la signification du plan Pringle dans les livres d'urbanisme québécois. Or, la Société d'histoire et de généalogie de Shawinigan supporte le démarche d'harmonisation de la Ville et son président, Gilles Julien, s'était déplacé vendredi pour confirmer cette position. «L'histoire est une science humaine, qui n'est pas statique», rappelle-t-il. «Au contraire, elle est évolutive. Des changements de noms dans notre environnement, ce n'est rien de nouveau.»

L'historien Jacques Lacoursière a été consulté dans cette démarche et selon lui, l'abandon du système numérique au centre-ville ne constitue pas un blasphème à la mémoire.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer