Noms de rues: le conseil ne changera pas d'idée

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Michel Angers

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Deux jours avant la manifestation au centre-ville de Shawinigan contre le projet d'harmonisation des noms de rues, la Ville s'est stratégiquement positionnée pour reprendre le contrôle du message vendredi après-midi, en organisant une activité de presse chez TecFab International.

Accompagné de plusieurs intervenants, le maire Michel Angers a énuméré à nouveau les raisons qui militent en faveur de la démarche initiée l'an dernier. La marche organisée demain par Shawinigan citoyens avertis n'y changera rien: la Ville procédera à l'harmonisation de ses noms de rues.

En effet, questionné sur les possibilités que le conseil municipal fasse marche arrière sur ce dossier, M. Angers a clairement indiqué à quelle adresse il logeait.

«Il n'y a aucune chance, aucune chance que le conseil municipal change d'idée», déclare-t-il. «Nous avons consulté, rencontré les gens. Nous avons environ 200 (nouvelles) propositions que nous allons tenter d'intégrer. Mais sur les principes de base, nous allons être immuables.»

Mais alors, pourquoi marteler des arguments déjà connus? Rappelons que la commission de toponymie étudie actuellement les dernières suggestions des citoyens et le conseil municipal doit adopter le scénario définitif avant l'été.

«Plusieurs me disaient qu'ils n'étaient pas contre, mais ils se demandent si c'est vraiment nécessaire», observe-t-il. «On a réussi à semer un doute.»

«Il va toujours y avoir des gens qui ne voudront pas adhérer au projet, pour des raisons autres que le développement de notre communauté», enchaîne M. Angers. «Notre démonstration visait à expliquer au maximum de personnes qu'on ne veut pas être déplaisant. Nous le faisons parce que c'est nécessaire.»

Visiblement, le maire considère que Shawinigan citoyens avertis et sa porte-parole ne poussent pas bien loin leur analyse quand ils invitent les citoyens à s'opposer au projet.

«Est-ce que Mme (Diane) Borgia est venue à une rencontre d'information?», questionne le maire. «S'est-elle informée comme il le faut ou si on s'oppose parce qu'on a besoin de s'opposer?»

Autre temps

Les contestataires carburent notamment avec une décision prise par le conseil municipal en 2006. Après avoir étudié la pertinence de se lancer dans le projet d'harmonisation à ce moment, Lise Landry et son équipe avaient opté pour le statu quo. Les élus estimaient alors trop élevés les coûts de cette opération et jugeaient que les dangers de confusion étaient amplifiés.

Josette Allard-Gignac, conseillère du district Almaville, siégeait autour de la table à ce moment. Elle mentionne qu'en 2006, les élus avaient décidé que l'harmonisation des noms de rues ne constituait pas une priorité.

«Cette fois, les gens nous l'ont demandé lors de nos rencontres citoyennes», fait-elle remarquer. «C'est rendu une priorité. De plus, l'aspect de référencement avec les GPS est omniprésent aujourd'hui. En 2006, je n'avais pas de GPS dans mon auto! Ça évolue et je crois qu'on est rendu là.»

M. Angers partage cette observation. «En 2006, c'était une décision politique», avance-t-il. «Quand on ne veut pas le faire, on peut invoquer des raisons et je ne les juge pas. Mais entre 2006 et 2015, nous avons dix ans. En termes de commerce électronique et de repérage, il y a eu une évolution fantastique.»

«En termes de sécurité, je sais que les élus avaient été avisés clairement qu'il y avait des risques», poursuit M. Angers. «Une décision a été prise et je n'ai pas à la commenter. Mais quand mon chef des pompiers me dit qu'on a des problèmes, jamais je ne voudrais porter sur ma conscience que pour des raisons politiques, on n'est pas allé vers le gros bon sens.»

Le maire a profité de cette sortie pour dissiper toute ambiguïté sur l'influence de Postes Canada dans ce processus. «Une société d'État n'obligera jamais une ville à faire ce qu'elle ne veut pas faire», convient-il. «Nous voulons le faire parce que c'est grandement nécessaire.»

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