Une manifestation légale, selon les organisateurs

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Diane Borgia

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Contrairement à la manifestation organisée le 22 mars dans le secteur Grand-Mère, la Ville de Shawinigan a accordé le permis qui autorise l'activité de mobilisation contre l'harmonisation des noms de rues le 12 avril, devant l'hôtel de ville.

Sans vouloir entrer dans les détails pour le moment, Diane Borgia, porte-parole de Shawinigan citoyens avertis, laisse entendre que l'obtention de cette autorisation n'a pas été une sinécure.

«Nous avons rencontré certaines difficultés pour obtenir notre permis», laisse-t-elle tomber. «Ça a été long, ça a été ardu, mais nous avons fini par avoir un permis en bonne et due forme. Notre manifestation est légale!»

Le 22 mars, une cinquantaine de citoyens se sont réunis devant l'école secondaire du Rocher pour signifier leur opposition au projet d'harmonisation des noms de rues.

L'organisation n'avait pas réussi à obtenir le fameux permis.

«Nous avions l'intention de faire une marche», raconte Alain Huard, responsable de cette activité. «Je n'ai pas eu l'autorisation. Je pouvais faire la rencontre citoyenne, marcher sur le trottoir, mais pas dans la rue parce que je ne faisais pas partie d'un organisme reconnu.»

Dans son règlement général, la Ville de Shawinigan interdit les manifestations sur les places publiques, «à moins d'avoir obtenu l'autorisation écrite» du directeur général.

La demande doit contenir des renseignements au sujet de la personne ou de l'organisation responsable de l'activité, la description de l'événement, le lieu, la date et l'heure prévus, le parcours et le nombre «prévisible» de participants.

Le requérant doit aussi fournir «tout autre renseignement jugé utile pour les fins de l'examen de la demande d'autorisation.»

François St-Onge, directeur des communications à la Ville, assure que les exigences demandées à Shawinigan citoyens avertis n'avaient rien de particulier.

«Nous voulions nous assurer que ça se fasse de façon sécuritaire», commente-t-il. «Nous avons une responsabilité, sur la voie publique. Il faut s'assurer que toutes les mesures soient prises pour que ce soit sécuritaire. Dans toutes les demandes que nous avons, c'est toujours la même chose.»

Le 12 avril, la manifestation organisée par Shawinigan citoyens avertis prévoit un rassemblement à l'hôtel de ville, puis une marche sur la 5e Rue, sur Tamarac et sur la 4e Rue. Mme Borgia mentionne que le regroupement tenait à emprunter les voies publiques pour diffuser le message.

De son côté, M. Huard considère que son activité s'est finalement bien passée le 22 mars, malgré le temps froid. Il souhaite que les citoyens qui s'opposent au projet d'harmonisation se déplaceront en grand nombre dans une semaine.

«Il faut que les gens se manifestent», espère-t-il. «S'ils veulent du changement, il faut qu'ils se présentent. Si les gens ne se présentent pas, nous ne pourrons pas faire ça tout seuls.»

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