Centre culturel musulman: le maire Angers demeure prudent

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Fraîchement arrivé de vacances, le maire de Shawinigan, Michel Angers, demeure extrêmement prudent au sujet de la décision du Centre culturel musulman local de s'établir sur l'avenue Saint-Marc. Tout au plus confirme-t-il que depuis que l'information a été rendue publique dans notre édition de lundi, personne ne s'est manifesté à l'hôtel de ville pour dénoncer l'aménagement de la première mosquée sur le territoire.

Le maire ne tenait visiblement pas à s'étendre sur cette histoire en fin d'après-midi hier, après une séance extraordinaire du conseil municipal.

«On ne peut rien faire là-dessus; ils ont le droit. Une fois que les gens respectent la réglementation... Pour le reste, il n'y a pas de commentaire.»

Shawinigan avait été plongée dans une controverse en février, lorsque le conseil municipal avait refusé d'accorder une modification de zonage dans le parc industriel Albert-Landry pour permettre l'intégration d'une mosquée, à la demande du Centre culturel musulman. Pourtant, personne n'avait manifesté d'opposition pendant le processus de consultation. La modification au règlement visait à permettre des activités religieuses dans la zone visée.

Le 13 février, M. Angers avait rencontré les médias pour expliquer que les élus avaient décidé de mettre fin au processus parce qu'ils avaient senti la peur des citoyens, qui avaient mis une pression «exponentielle» sur l'administration municipale. Moins de six semaines plus tard, il semble que le nouvel emplacement choisi par le Centre culturel musulman de Shawinigan, qui ne nécessite cette fois aucune modification de zonage, soit bien accepté par la communauté.

«Je n'ai rien eu», mentionne le maire. «La dernière fois, le conseil municipal faisait une modification au règlement de zonage. Les gens avaient un espace pour exprimer leurs commentaires. Ils l'ont fait en séance publique. Dans ce cas, j'ai eu zéro commentaire. Pas d'appels, rien.»

M. Angers avait également interpellé publiquement le gouvernement du Québec pendant la tempête. Il semble que la réponse du premier ministre, qui rappelait que la Sûreté du Québec s'occupait de la sécurité, l'ait satisfait.

Aucun problème

De son côté, l'Église ambassadeur pour Christ, qui verra le Centre culturel musulman de Shawinigan s'établir dans le même immeuble au cours des prochains jours, ne voit aucun problème de cohabitation à l'horizon. Jean Parent, président de ce mouvement local, ne trouve rien à y redire. «Ça ne me dérange pas du tout», commente-t-il. «Je fais mon affaire et eux vont faire la leur et ça va être correct. Même si je m'opposais ou si je m'imposais, ça ne changerait rien. Les choses doivent suivre leur cours. Je n'ai rien contre ça. Il faut vivre et laisser vivre !»

M. Parent évite les amalgames qui pourraient entretenir des doutes sur ses nouveaux voisins. «Des fois, on dit qu'il y a du monde méchant chez des gens, mais il y a du monde méchant partout et du bon monde partout», fait-il remarquer.

L'Église ambassadeur pour Christ existe au même endroit depuis 1982. Elle compte une quarantaine de pratiquants dans sa communauté. «On se rassemble les mercredis et dimanches soirs», explique M. Parent. «On chante des cantiques, on parle d'amour, de charité, de foi. On fonctionne selon la parole de Dieu.»

M. Parent assure qu'il n'existe aucun lien entre son mouvement local et l'Église les Ambassadeurs pour Christ établie dans la République démocratique du Congo.

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