Incendie: le défi de maintenir une intervention efficace

François Lelièvre, directeur du Service de sécurité incendie... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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François Lelièvre, directeur du Service de sécurité incendie de Shawinigan, constate une certaine stabilité dans les statistiques qui témoignent d'une brigade arrivée à maturité.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le rapport d'activités annuelles 2014 du Service de sécurité incendie de Shawinigan démontre que les pompiers ont réussi à conserver des standards très élevés en terme d'efficacité d'intervention au cours de la dernière année.

Le directeur, François Lelièvre, convient qu'il attache une importance toute particulière à l'évolution des incendies au moment où sa brigade débarque sur les lieux d'un appel. Cette efficacité s'est accrue au cours des dernières années. En 2013, dans 85 % des interventions impliquant des pertes matérielles, les pompiers étaient parvenus à limiter l'évolution de l'élément destructeur à son lieu d'origine.

Cette proportion a atteint 89 % en 2014, puisque 40 des 45 interventions avec pertes matérielles ont permis de circonscrire le feu à l'endroit d'où il provenait. Pour M. Lelièvre, il s'agit d'une donnée très significative, beaucoup plus que celle sur la valeur des pertes matérielles qui peuvent gonfler d'un coup sec sans représenter vraiment l'efficacité des pompiers.

«Nous pouvons voir si le problème quintuple entre l'appel et l'intervention ou si nous avons réussi à le maintenir», résume-t-il. «C'est un élément qui fait en sorte qu'on peut se comparer d'une année à l'autre. Si on régressait, ça signifierait que quelque chose cloche dans nos méthodes. C'est un gros défi de garder une efficacité aussi élevée.»

Les cinq incendies qui se sont propagés à l'arrivée des pompiers de Shawinigan ont entraîné des pertes de 215 100 $ l'an dernier.

Les 45 feux de bâtiments analysés ont provoqué 1 285 320 $ en dommages en 2014. Le bilan final du service, qui inclut notamment des alertes qui ne touchaient pas directement des immeubles mais qui ont tout de même suscité des pertes, recense 51 appels et une valeur de 1 887 320 $ en dégâts matériels.

En nombre, les incendies de bâtiments ont légèrement reculé par rapport à 2013 et la valeur des dommages est demeurée sensiblement la même, à 50 000 $ près. Le montant des pertes a subi un recul de 25 % en un an, mais celles sur les plans commercial et industriel ont augmenté considérablement. Dans ces cas, les incendies au salon de quilles du secteur Shawinigan-Sud et chez Arbec ont particulièrement teinté le bilan.

«Ça se ressemble beaucoup d'une année à l'autre», convient M. Lelièvre. «Les statistiques bougent moins; le service est rendu à maturité.»

Le nombre d'appels a légèrement augmenté en 2014, une situation que le directeur attribue à une intervention de plus en plus systématique aux appels d'accidents de véhicules.

«Avec le temps, on s'est rendu compte que lorsque nous prêtions assistance plus rapidement aux services ambulancier et policier, les victimes étaient prises en charge plus rapidement, qu'il y ait ou pas de manoeuvres de désincarcération», observe M. Lelièvre.

Déploiement

Le rapport annuel fait aussi état du déploiement des casernes sur le territoire, un enjeu étudié depuis plusieurs années qui connaîtra son dénouement en 2015.

Les pompiers quitteront l'hôtel de ville au printemps. La nouvelle caserne rénovée sur Champlain les accueillera au début juin au plus tard. Prévu l'an dernier, le déménagement de la caserne du secteur Shawinigan-Sud de la 109e Rue au parc industriel Albert-Landry se concrétisera également au cours des prochaines semaines.

Le conseil municipal approuvera bientôt le plan proposé par le Service de sécurité incendie pour le déploiement des casernes et des postes, dans le cadre du renouvellement du schéma de couverture de risques qui avait été adopté en 2006.

Ainsi, les deux casernes principales seront situées sur Champlain et au quartier général de la 7e Avenue, secteur Grand-Mère. Des postes seront aussi maintenus à Saint-Georges et Shawinigan-Sud, pour des questions de sécurité. En effet, une couverture incendie doit être assurée des deux côtés de la rivière Saint-Maurice.

«Le fait qu'on doive traverser des ponts pour se rendre à Saint-Georges, Lac-à-la-Tortue ou Shawinigan-Sud crée un problème si jamais l'un d'eux était bloqué», fait remarquer le directeur.

Les élus devront donc trancher sur le sort des postes de Saint-Gérard-des-Laurentides et de Sainte-Flore.

Enfin, pour le renouvellement de son schéma, le Service de sécurité incendie de Shawinigan proposera d'instaurer systématiquement des visites de prévention plus fréquentes dans les secteurs à risque, plutôt que de s'en tenir à la norme générale d'une inspection quinquennale.

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