Une mosquée ouvrira sur l'avenue Saint-Marc à Shawinigan

Située au 2483, avenue Saint-Marc, la mosquée de... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Située au 2483, avenue Saint-Marc, la mosquée de Shawinigan ouvrira ses portes dans l'ancienne Boutique aux objets oubliés, voisine immédiate de l'Église ambassadeur pour Christ inc.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Une mosquée verra finalement le jour à Shawinigan et ouvrira ses portes au 2483, avenue Saint-Marc. La nouvelle a été confirmée par Me Philippe Bégin Garti, président du Centre culturel musulman de Shawinigan (CCMS). L'emplacement sera officiellement dévoilé en début de semaine par voie de communiqué. Un point de presse devrait être organisé d'ici vendredi pour remettre les pendules à l'heure.

«Nous nous sommes déjà enregistrés au Registraire des entreprises du Québec [le 20 mars]. L'endroit est déjà publié. On a reçu notre certificat. Nous avons choisi cette adresse, car le zonage nous le permet», signale M. Bégin Garti, ajoutant du même souffle que les locaux de l'avenue Saint-Marc répondent «entièrement» aux besoins de la communauté musulmane.

Pour l'instant, l'organisation religieuse n'a pas voulu détailler les raisons qui justifient le choix de ce lieu. «Je ne donne pas plus de détails, car nous avons appris comment les médias fonctionnent, et ce que j'ai appris c'est que la meilleure façon de ne pas se faire constamment appeler par les différents médias, chacun étant en quête d'informations, c'est de faire un communiqué de presse, suivi d'un point de presse. J'ai vécu l'expérience de ne pas l'avoir fait, donc je ne veux pas répéter mon erreur. C'est pourquoi toutes les informations seront divulguées dans le communiqué de presse, possiblement dans les prochaines 24 heures, le temps qu'on l'écrive», mentionne le président du CCMS rejoint dimanche soir par téléphone.

Sachons pour l'heure que le 2483, avenue Saint-Marc, ne nécessite aucune rénovation majeure. Tout au plus «un peu de peinture et de décoration», précise M. Bégin Garti. L'an dernier, le CCMS avait envisagé établir un lieu de prière à l'intersection de l'avenue Tamarac et de la 3e Rue, au centre-ville de Shawinigan. Un changement de zonage avait été complété sans opposition. En bout de piste, le CCMS s'était rétracté, car le local avait besoin de trop de rénovations pour répondre aux exigences de la communauté. Entre autres, le CCMS souhaitait y installer une cuisine et des salles de bain séparées.

Notons que le local choisi sur l'avenue Saint-Marc abritait anciennement la Boutique aux objets oubliés, voisine immédiate de l'Église ambassadeur pour Christ inc.

Le CCMS a fait couler beaucoup d'encre depuis sa demande de modification de zonage en début d'année, afin de permettre des activités religieuses dans une partie du parc industriel Albert-Landry, précisément à l'intersection du boulevard Industriel et de la rue Jean-Duchesne. Le conseil municipal qui, de prime abord, n'y trouvait rien à redire, avait alors changé son fusil d'épaule à la dernière minute, prétextant une pluie de mécontentement populaire. Si le 29 janvier la Ville n'avait encore vu aucune lueur d'opposition, le 10 février elle constatait qu'un fossé infranchissable s'était creusé entre le désir du CCMS et les craintes de la population shawiniganaise non musulmane.

Le maire Michel Angers s'était alors montré extrêmement prudent quant aux raisons motivant cette volte-face. S'il se gardait bien de faire de la «ségrégation sur une base religieuse», M. Angers avait tout de même signalé que des appels de partout sur le territoire de Shawinigan avaient été acheminés à l'hôtel de ville, coups de fil tantôt teintés par la peur des intégristes musulmans, tantôt appelant l'administration municipale à adopter un code de vie à l'image de celui de la municipalité d'Hérouxville.

Le CCMS avait alors envisagé d'entreprendre des recours judiciaires pour faire plier l'administration municipale, une option qui avait été finalement rejetée.

Il n'a pas été possible de rejoindre le maire Michel Angers pour recueillir ses commentaires.

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