Dernier droit avant l'adoption des noms de rues à Shawinigan

La commission de toponymie de Shawinigan possède maintenant... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La commission de toponymie de Shawinigan possède maintenant l'ensemble du portrait qui la guidera vers sa recommandation au conseil municipal pour l'adoption du scénario final de l'harmonisation des noms de rues, tard au printemps.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La commission de toponymie de Shawinigan possède maintenant l'ensemble du portrait qui la guidera vers sa recommandation au conseil municipal pour l'adoption du scénario final de l'harmonisation des noms de rues, tard au printemps.

La période durant laquelle la population pouvait transmettre des commentaires sur la proposition préliminaire présentée le 16 février à l'Auberge Gouverneur s'est terminée vendredi. Le décompte exhaustif n'est pas complété, mais il est acquis qu'une bonne centaine de suggestions ont été acheminées au cours des dernières semaines.

Le comité de travail sur l'harmonisation, un sous-comité de la commission de toponymie, se réunissait vendredi matin. Les membres de la commission ont prévu une rencontre la semaine prochaine, la première d'une série qui débouchera sur une recommandation qui sera formulée au conseil municipal pour une adoption en mai ou plus vraisemblablement, en juin.

Que retenir des dernières semaines ? Évidemment, les trois assemblées publiques dans les secteurs ont retenu beaucoup l'attention, particulièrement celle de Grand-Mère où l'opposition s'est exprimée avec le plus de fermeté, même si la proposition initiale maintient la plus grande partie du système numérique à cet endroit.

Les commentaires portaient surtout sur les coûts de cette démarche, quelque 300 000 $, et l'attachement de la population pour le nom de leur secteur. À ce sujet, le maire Michel Angers et la conseillère présidente du comité de toponymie, Lucie DeBons, ont pris soin de préciser, en assemblée publique mardi, que le nom des anciennes municipalités seraient maintenus sur le territoire de Shawinigan, même s'ils ne pourront plus être utilisés dans l'adresse postale.

François St-Onge, directeur des communications à la Ville, assure que la commission ne savait pas trop à quoi s'attendre en terme de nombre de propositions reçues.

« Nous n'avions pas fixé d'attentes quantitatives, mais nous ne sommes pas étonnés des commentaires sur le plan qualitatif », explique-t-il. « Nous avions certaines impressions où ce serait plus commenté. Nous avons eu des surprises à certains endroits. Mais quand on parle à des collègues d'ailleurs, je félicite la population de Shawinigan parce que ça s'est très bien passé. Les gens sont généralement très respectueux et très constructifs dans leurs commentaires. »

Le cas des noms anglophones pour honorer les pionniers de l'aviation civile dans le secteur Lac-à-la-Tortue a été soulevé avec insistance. M. Angers a déjà déclaré que le conseil municipal redoutait cette réaction. Des changements sont donc prévus de ce côté.

La Cité de l'énergie et Appartenance Mauricie ont aussi défendu le maintien du système numérique au centre-ville, en raison de sa valeur historique. Patrice Bolduc, un citoyen de Shawinigan, fait toujours circuler une pétition qui a reçu l'appui de plus de 1200 personnes jusqu'à maintenant pour que la 5e Rue garde son appellation. La commission, à la suggestion du maire Michel Angers, souhaite qu'elle devienne plutôt la rue Jean-Chrétien pour rendre hommage au plus célèbre Shawiniganais de son histoire. L'héritage de l'ex-premier ministre ne fait évidemment pas l'unanimité et plusieurs citoyens se sont opposés à cette suggestion.

D'autres pétitions, particulièrement dans le secteur GrandMère, ont été déposées aux élus ou continuent de circuler. M. St-Onge précise qu'elles seront reçues par le conseil municipal et non par la commission de toponymie.

« Les citoyens peuvent toujours communiquer leur pétition au conseil », explique-t-il. « La commission tient compte des arguments. Les pétitions appuient des commentaires que nous avons déjà, elles n'ajoutent pas de commentaires supplémentaires. »

« Un commentaire porté par une seule personne qui serait extrêmement pertinent a autant de valeur qu'un commentaire extrêmement pertinent porté par 2000 personnes », ajoute-t-il. « Ce n'est pas une question de quantité de personnes qui portent un commentaire, c'est la pertinence qui est importante. »

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