Rio Tinto Alcan: la démolition complète n'est pas exclue

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Une grande partie des bâtiments qui formaient l'ancienne aluminerie de Rio Tinto Alcan pourraient être démolis.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Avec un deuxième hiver soumis aux caprices du froid et de la neige sans exploitation, les bâtiments qui formaient l'ancienne aluminerie de Rio Tinto Alcan à Shawinigan se dégradent. Au point où la démolition d'une grande partie du complexe industriel n'est pas exclue.

Le site attire un peu moins l'attention depuis que FerroAtlántica a décidé de lever le nez sur Shawinigan l'an dernier. Or, l'étude de caractérisation environnementale a été complétée en septembre par la firme Qualitas. Le maire, Michel Angers, assure que des promoteurs industriels majeurs s'intéressent toujours au site, mais Rio Tinto Alcan devra auparavant déterminer précisément ce qu'elle conserve et ce qu'elle démolit.

Claudine Gagnon, conseillère principale, relations médias chez RTA, mentionne que la multinationale étudie diverses options et que l'orientation définitive n'est pas encore arrêtée. Elle ne nie toutefois pas que la démolition d'une grande partie du site soit envisagée.

«Nous sommes allés en appel d'offres et on regarde les différents scénarios en fonction des structures que nous avons actuellement», commente-t-elle. «C'est encore trop tôt, parce que nous devons analyser les divers scénarios et leurs coûts. La démolition fait partie des options à l'étude et l'état des bâtiments fait partie des éléments qui sont analysés.»

La Ville attend le résultat de cette analyse, puisque cette orientation guidera les futurs promoteurs pour intégrer le site. M. Angers ne considère toutefois pas que la démolition d'un nombre plus important de bâtiments que prévu nuirait à la reconversion industrielle de l'endroit.

«Quand les salles de cuves sont chauffées, ça permet de garder l'intégrité des bâtiments», explique le maire. «Quand les cuves ne sont plus là, peut-être qu'il y a dégradation. FerroAtlántica voulait se servir de deux salles de cuves et les modifier passablement. La compagnie regardait aussi la possibilité de recommencer au complet. Ils étaient surtout intéressés aux services.»

En conséquence, la Ville de Shawinigan demeure en mode attente jusqu'à ce que Rio Tinto Alcan prenne sa décision.

«Nous sommes en discussions avec la compagnie sur cette question (de la démolition), mais rien n'est encore statué», explique le maire. «Ils font leur analyse et quand ils seront certains de ce qu'ils feront, ils vont nous aviser. Pour le moment, ce ne sont que des discussions.»

Peu importe la suite des événements, M. Angers demeure convaincu que Rio Tinto Alcan respectera son engagement de remettre à la Ville une propriété en ordre. Il préfère ainsi attendre quelques mois supplémentaires pour obtenir satisfaction.

«Je ne voudrais pas me retrouver avec des bâtiments en train de tomber et que la Ville soit obligée de les démolir», indique le maire. «Je veux donc que la compagnie fasse une analyse serrée.»

Mme Gagnon confirme que l'engagement de la multinationale demeure intact au sujet du transfert de la propriété.

«Nous avons toujours dit qu'on laisserait un site comme on l'a laissé à Beauharnois ou ailleurs dans le monde, en s'assurant que ça corresponde à ce que la communauté a besoin», rassure-t-elle. «Derrière tout ça, c'est sûr que les questions de sécurité arrivent en tête de liste.»

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