Harmonisation des noms de rues: un processus bidon?

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'un des faits saillants de la dernière semaine dans le dossier d'harmonisation des noms de rues fut d'entendre des remarques sur le processus de consultation.

Le maire avait publiquement annoncé son intention de se lancer dans ce chantier devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, en janvier 2013. Il avait expliqué le plan avec plus de précision devant le même auditoire, un an plus tard.

En juin 2014, la Ville convoquait une importante conférence d'information pour expliquer les échéanciers. Une première rencontre d'information a été organisée à l'Auberge Gouverneur le 14 du même mois et elle avait attiré une cinquantaine de personnes.

Le comité de toponymie donnait aux citoyens jusqu'au 15 septembre 2014 pour transmettre leurs suggestions. Il en a reçu 268 et 111 ont été retenues dans le scénario présenté le 16 février, lors d'une autre grande rencontre qui, cette fois, a attiré environ 150 personnes.

La Ville a enchaîné avec trois autres rendez-vous spécifiquement pour les secteurs cette semaine. Un peu plus de 200 citoyens se sont déplacés pour émettre leurs commentaires, dont la moitié lors de l'inoubliable rencontre pour les résidents des districts du Rocher, de la Rivière et des Boisés jeudi. Les gens peuvent continuer à transmettre leurs propositions jusqu'au 13 mars.

Dans ce contexte, Michel Angers reconnaît qu'il se crispe un peu quand on tourne en dérision le processus de consultation ou qu'on dénonce le manque de transparence.

«J'ai un peu de misère avec ça», convient-il. «Mais c'est sûr que quand tu ne veux pas, tu dis que tu n'as pas été consulté. On ne peut pas avoir un processus de consultation plus important que celui que nous avons.»

Même si le ton a monté à quelques occasions, M. Angers ne regrette pas cette dernière tournée dans les secteurs. La Ville aurait pu s'en tenir à la grande rencontre du 16 février et attendre ensuite les suggestions pendant un mois.

«Il fallait retourner dans les secteurs», croit le maire. «Des gens avaient des choses à dire. C'est sûr qu'à Grand-Mère, il y a eu un cri du coeur. Les gens ont mal à leur ancienne ville. C'était la première fois qu'ils se donnaient cette occasion depuis la fusion.»

«Le jour où j'aurai peur des assemblées citoyennes, où j'aurai peur d'entendre ce que les gens ont à dire, je vais partir, c'est certain. Ces trois rencontres nous permettront de raffiner le résultat final. Je suis content de tout ce que j'ai entendu, incluant ce qui s'est passé à Grand-Mère.»

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