Harmonisation des noms de rues: des changements, assurément

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Malgré les nombreuses demandes en ce sens, le comité de toponymie ne pourra maintenir les noms de secteurs à la fin du processus d'harmonisation. Une blessure profonde, convient Lucie DeBons.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les citoyens qui ont pris connaissance du premier plan suggéré pour l'harmonisation des noms de rues à Shawinigan doivent s'attendre à des modifications lors de l'adoption de la carte finale par le conseil municipal, au printemps.

Voilà l'impression qui se dégage à la suite du bilan dressé par le maire, Michel Angers et la présidente du comité de toponymie, Lucie DeBons, après l'exercice de consultation publique dans les secteurs qui s'est terminé jeudi soir, à l'Auberge Escapade. Une quarantaine de citoyens des districts de la Montagne et des Hêtres ont participé à cette rencontre beaucoup moins mouvementée que celle de la veille, dans le secteur Grand-Mère.

Sommairement, Mme DeBons évalue à une centaine le nombre de nouvelles propositions reçues depuis la présentation du fruit du travail du comité de toponymie, le 16 février à l'Auberge Gouverneur.

«On va tenter de répondre le plus possible aux demandes qui ont été faites», assure M. Angers. «Malgré les thématiques proposées, si des gens tiennent vraiment à certaines choses, on va les regarder très attentivement.»

«Il va y avoir des changements», prévoit le maire. «Mais il faut que ce soit cohérent en fonction de la présentation qui a été faite. On nous a proposé d'ajouter des chiffres, des traits d'union, des lettres pour rappeler les noms des secteurs. Ceux qui veulent que rien ne change, ce ne sera pas possible.»

La tendance la plus claire qui se dessine touchera au secteur Lac-à-la-Tortue. L'idée d'honorer des pionniers de l'aviation civile pouvait certes se défendre, mais la connotation anglophone des noms suggérés ne passe tout simplement pas dans l'esprit des résidents.

Mme DeBons ne veut surtout pas dénigrer le travail «colossal» qui a été fait pour en venir à cette proposition. Mais au comité, on se doutait que des réserves seraient exprimées, bien avant le test de la consultation publique.

À l'inverse, certaines suggestions invoquées avec insistance ne pourront aller plus loin. Au premier chef, celles portant sur le maintien du nom des secteurs, une pratique que Postes Canada souhaite abolir.

«C'est le gros morceau», reconnaît Mme DeBons. «Les gens auraient aimé garder leur nom de secteur. C'est revenu dans toutes les réunions. La grosse coupure, elle est là.»

La rue Jean-Chrétien dans tout ça? Un hommage incontournable, maintenant ou après son décès. Les réserves n'auraient peut-être pas été si nombreuses si la substitution ne se réalisait pas au détriment de la célèbre 5e Rue. La fenêtre pour conserver le système numérique au centre-ville ne semble pas très grande, malgré une pétition qui vient d'être mise en ligne sur Facebook par Patrice Bolduc.

«Si, effectivement, on décide de ne pas toucher à la 5e Rue, on défait la toponymie de Grand-Mère», rappelle Mme DeBons. «On ne peut pas se permettre de faire ça.»

De son côté, le maire, à l'origine de la suggestion pour la rue Jean-Chrétien, assure qu'il laissera le comité de toponymie analyser cette question, même si le fait que l'ex-premier ministre ait été consulté peut laisser l'impression qu'il est rendu trop tard pour faire marche arrière.

«Nous avons pris des notes et je vais laisser le comité de toponymie faire son travail», assure M. Angers. «Quand viendra le temps de prendre les décisions politiques, on les prendra!»

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