Tablée populaire: une perte d'emploi, peut-être deux

Le directeur général du Centre Roland-Bertrand, Frédéric Trudelle.... (Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le directeur général du Centre Roland-Bertrand, Frédéric Trudelle.

Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La dissolution de la Tablée populaire de Shawinigan entraînera la mise à pied de sa coordonnatrice, Nathalie Desrosiers, à compter du 1er avril.

Il ne s'agit pas d'une grande surprise, puisque ses tâches pourront facilement être absorbées par le personnel du Centre Roland-Bertrand, qui compte 35 employés.

Mme Desrosiers a accueilli le verdict avec sérénité après le vote de la dissolution de l'organisme.

«Pour le bien-être, pour l'avenir de la tablée, c'est correct», commente-t-elle. «Je vais perdre mon emploi, mais je vais veiller à ce que tout soit en ordre à mon départ pour ceux qui prendront la relève.»

Le directeur général du Centre Roland-Bertrand, Frédéric Trudelle, précise qu'une deuxième mise à pied pourrait survenir, selon les besoins à la cuisine centrale.

En ce qui concerne la controverse des derniers jours au sujet de l'avenir du point de service Marcelle-Mallet, le président de la Tablée populaire de Shawinigan, Philippe Nadeau, réitère que son élimination complète n'a jamais fait partie des scénarios. Mais le statu quo n'était pas non plus une option, fait-il remarquer. «On observe une baisse constante des repas à Shawinigan-Sud depuis longtemps», explique-t-il. «Ça nous coûtait à peu près 14 $ par assiette à cet endroit, un prix assez élevé. On ne pouvait pas mettre en péril les trois tablées populaires, mais on ne pouvait pas non plus en fermer complètement une où des gens avaient des besoins. Il fallait trouver un scénario pour continuer à offrir un service.»

M. Nadeau ne semble pas tenir rigueur aux bénévoles, aux employés et aux usagers qui ont alerté la population sur les dangers de perdre ce service dans le secteur Shawinigan-Sud. «C'est sain», commente-t-il. «Quand on n'est pas d'accord avec quelque chose, il faut savoir le dire.»

Même compréhension du côté de M. Trudelle. «S'ils avaient compris qu'ils risquaient de perdre leur tablée, je suis content qu'ils se soient mobilisés pour la garder», commente-t-il. «Mais de notre point de vue, ça n'a jamais été le cas. Est-ce que le service sera différent? La réponse est oui car actuellement, les coûts sont énormes et il faut restructurer la tablée populaire.»

Pour le moment, le Centre Roland-Bertrand a identifié deux sites potentiels dans le secteur Shawinigan-Sud, dont un très sérieux. Reste à voir les modalités du transfert, qui se préciseront au cours des prochaines semaines.

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