Rue Jean-Chrétien: peu de vagues chez les principaux concernés

Le comité de toponymie de Shawinigan suggère que... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le comité de toponymie de Shawinigan suggère que la 5e Rue devienne la rue Jean-Chrétien. Lundi soir, peu de citoyens du district concerné, celui de la Cité, ont émis des réserves à cette suggestion.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les citoyens directement touchés par l'élimination du système numérique au centre-ville de Shawinigan trouvent peu à redire sur la suggestion du comité de toponymie.

Lundi soir, lors de la première d'une série de trois rencontres de secteurs qui s'adressait aux résidents des districts Almaville, Val-Mauricie et de la Cité, les quelque 80 participants rassemblés à l'église Notre-Dame-de-la-Présentation ne sont pas beaucoup intervenus sur le sujet, signe que le plan proposé passe la rampe chez les principaux concernés.

Mario Lachance, président d'Appartenance Mauricie, a bien réaffirmé l'importance du «devoir de mémoire» pour maintenir les rues numérotées au centre-ville. La volumineuse recherche sur le sujet et les appuis obtenus pourront être consultés en ligne sur les sites web d'Appartenance Mauricie et de la Cité de l'énergie.

Réjean Hébert a aussi mentionné qu'il sentait une controverse dans son entourage au sujet de la rue Jean-Chrétien, mais le maire a rappelé que le débat portait avant tout sur la pertinence de maintenir le système numérique au centre-ville. Une fois l'orientation prise, il considère toujours que le choix du nom de l'ex-premier ministre libéral pour remplacer la 5e Rue s'impose.

«Ce n'est pas une question d'ordre politique», explique Michel Angers. «Le choix que nous suggérons porte sur quelqu'un qui a été premier ministre pendant dix ans, qui s'est toujours fait appeler le p'tit gars de Shawinigan. Que l'on soit d'une allégeance ou d'une autre, il faut reconnaître sa contribution.»

Denis Grondin s'est montré plus ferme dans son intervention sur le sujet.

«Je ne veux pas que la 5e Rue change de nom», tranche-t-il. «Quand on dit qu'on allait sur la 5e Rue, des images nous reviennent en tête. S'il y a une rue dont le nom ne devrait pas changer à Shawinigan, c'est la 5e!»

La période de questions a duré près d'une heure et la grande majorité des interventions ont porté sur des suggestions ou des interrogations d'ordre pratique touchant le secteur Shawinigan-Sud.

Lucie DeBons, présidente du comité de toponymie, mentionne que depuis la présentation du 16 février, les commentaires portent souvent sur la pertinence de ce grand chantier d'harmonisation, compte tenu de la facture de 300 000 $.

Bernard Beaudoin a justement apporté ce point lundi soir. Il a tourné un peu en dérision le prétexte de la confusion provoquée par la présence des 365 doublons à Shawinigan.

«Si je demande la police sur la 7e Avenue à Grand-Mère, elle n'ira pas sur la 7e à Shawinigan-Sud!», s'indigne-t-il.

Communauté d'affaires

François Grimard, propriétaire de la Résidence de l'Espérance sur le chemin Saint-Laurent, a pris le micro pour témoigner sa frustration en raison des impacts pour son entreprise et ses bénéficiaires.

«Je dis non au changement en raison des conséquences pour les familles, mon entreprise, mes cartes d'affaires», énumère-t-il. «Ça va entraîner des coûts assez importants et ça ne nous donnera rien. Est-ce que je pourrai vous envoyer la facture?»

M. Grimard ajoute qu'en plus de 20 ans, son adresse n'a jamais posé le moindre problème. Il accuse la Ville «d'imposer sa volonté» à la communauté.

Le maire a évidemment rappelé qu'un long processus de consultation avait précédé le scénario présenté la semaine dernière et que des considérations de sécurité, de repérage et de sentiment d'appartenance avaient guidé le conseil municipal dans sa décision de procéder à l'harmonisation des noms de rues.

Cette intervention a tout de même mis en lumière le fait que la communauté d'affaires est demeurée plutôt discrète depuis la présentation du premier jet, la semaine dernière. Mme DeBons n'en semble pas très étonnée.

«Il y a six ou huit mois, la Ville a envoyé à tous les commerçants des avis pour leur mentionner de ne pas renouveler leurs cartes d'affaires parce que le processus s'en venait. Ils sont avertis depuis longtemps.»

La prochaine rencontre se déroulera mercredi soir à l'école secondaire du Rocher et elle s'adressera aux résidents des districts du Rocher, de la Rivière et des Boisés.

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