Travaux sur la 5e Rue: «Il faut qu'on nous laisse respirer»

Les travaux de réfection des conduites entrepris l'an... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Les travaux de réfection des conduites entrepris l'an dernier ont touché la partie de la 5e Rue entre Tamarac et de la Station. Cet été, la Ville veut compléter les manoeuvres jusqu'à Broadway.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même si le conseil municipal semble résolument engagé vers la réalisation des travaux de réfection des infrastructures de la 5e Rue cet été, l'homme d'affaires Claude Villemure part en campagne pour convaincre les élus de retarder le chantier d'un an, question de donner un peu d'air au commerçants.

Après les dégringolades des chiffres d'affaires enregistrées l'an dernier au centre-ville en raison de l'inoubliable chantier sur l'avenue de la Station, M. Villemure est convaincu que certaines bannières ne passeront pas à travers un deuxième été marqué par les interdictions de circuler et les détours. Il tâtera le pouls du centre-ville au cours des prochains jours. «Avec les résultats que les commerçants ont eus l'an passé, c'est comme si l'hiver avait duré 18 mois», image-t-il. «J'en ai déjà parlé à Michel Angers et à notre député. Je leur ai dit que le centre-ville m'inquiète et je ne suis pas le seul.»

«Il faut qu'on nous laisse respirer un an», ajoute l'homme d'affaires, qui vient d'acquérir l'Imprimerie Shawinigan. «Habituellement, l'été est fait pour amasser notre bas de laine pour l'hiver. Mais là, notre bas de laine est pas mal moins gros. Si on vit un autre été comme l'an dernier, même si on avait des trottoirs en or, il y a des commerces qui vont mourir.»

Déjà que le contexte économique actuel n'annonce pas l'abondance au cours des prochains mois, observe le propriétaire de trois restaurants, dont deux sont situés au centre-ville. «La population est inquiète», constate-t-il. «Les gens sont hésitants, ils dépensent moins. On ne parle que d'austérité, les travailleurs ont peur de perdre leur emploi. Dans ce contexte, ils vont moins au restaurant et ils remplissent leur bas de laine.»

M. Angers mentionne qu'une rencontre se déroulera bientôt avec les commerçants du centre-ville pour entendre leur point de vue. Il n'est pas fermé au report des travaux, bien que lors de la dernière assemblée publique régulière, le conseiller Alain Lord a présenté un avis de motion pour l'adoption d'un emprunt de 8,484 millions $ pour des travaux de réfection, dont la plus grande partie concerne justement ceux de la 5e Rue.

Le maire souligne que les manoeuvres prévues au centre-ville cet été ne se compareront en rien aux inconvénients vécus en 2014.

«Les travaux vont s'échelonner sur 23 ou 24 semaines, mais ça va se faire en tronçons», explique-t-il. «Entre Tamarac et Mercier, puis entre Mercier et des Cèdres et enfin, entre des Cèdres et Broadway. On ne bloquera pas le centre-ville! L'impact des travaux sera beaucoup moindre que l'an passé. Mais on va quand même rencontrer les gens, comme on l'a fait la dernière fois.»

Justement, M. Villemure souhaite que l'administration municipale analyse les arguments qui lui seront présentés plutôt que d'expliquer simplement un plan déjà décidé. «L'an passé, la réunion visait à nous dire ce qui arriverait», laisse-t-il tomber.

M. Angers mentionne que l'aide financière qui sera consentie pour ces travaux jouera également dans l'équation. Il rappelle qu'au départ, la réfection de l'avenue de la Station était prévue en 2012. La Ville avait exigé un report, en raison de la présentation de la Coupe Memorial et des Jeux du Québec. Elle a ensuite dû patienter jusqu'en 2014 avant que les fonds nécessaires soient débloqués.

L'aide financière de 1,75 million $ attendue pour les travaux de la 5e Rue, évalués à 6 millions $, n'a toujours pas été confirmée par Québec.

Le président du Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan s'intéressera à la démarche de M. Villemure. Laurent Beaulieu s'attend toutefois à laisser sa place lors de l'assemblée générale annuelle qui se déroulera vraisemblablement le 24 février. De son côté, Claude Villemure reconnaît un intérêt pour s'impliquer dans cette association.

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