Le domaine Beauséjour à nouveau vendu

Stéphane Montmorency et Manon Paquet ont vendu le... (Photo: Émilie O'Connor)

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Stéphane Montmorency et Manon Paquet ont vendu le domaine Beauséjour qu'ils avaient acquis en décembre 2012.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Libéré des longues et coûteuses procédures judiciaires qui ont plombé son développement, le Domaine Beauséjour de Shawinigan a été vendu à un homme d'affaires italien en novembre. L'ex-propriétaire, Stéphane Montmorency, assure que le site se retrouve entre très bonnes mains.

Le domaine appartient maintenant à Davide Garnerone et Sophie Pascale Picard, entrepreneure dans le domaine de la mode originaire de la région. Le couple, qui possède également une maison dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides, vit en Italie et devrait revenir à Shawinigan au printemps.

Le Domaine Beauséjour change donc de propriétaire pour une troisième fois depuis l'automne 2011. À ce moment, l'ex-animateur de radio Robert Pilotte et sa conjointe Danièle Richard avaient acquis l'endroit de Sylvie Gervais. Ils l'avaient vendu à Stéphane Montmorency et Manon Paquet en décembre 2012.

Ces derniers n'ont jamais vraiment pu bénéficier de la quiétude des lieux. Un litige a rapidement éclaté au sujet de la propriété de certains artefacts. Les nouveaux propriétaires martelaient avoir obtenu l'assurance verbale que tout ce qu'ils avaient vu au Domaine Beauséjour lors de leurs visites demeurerait sur place.

En octobre 2013, un juge de la Cour du Québec établissait que le contrat de vente parlait de lui-même, puisqu'une liste de biens inclus était jointe en annexe. Quelques mois plus tard, une entente hors cour intervenait entre les parties à la suite d'une requête en dommages déposée par M. Pilotte et Mme Richard. M. Montmorency et Mme Paquet avaient notamment dû produire une lettre d'excuses pour les propos diffamatoires adressés aux vendeurs au début 2013.

Ces procédures ont évidemment laissé des séquelles. M. Montmorency s'est rapidement résolu à mettre en vente le Domaine Beauséjour. Selon lui, trois parties se sont manifestées. M. Garnerone et Mme Picard sont devenus les propriétaires le 19 novembre dernier, après avoir payé 625 000 $ pour ce site constitué patrimonial par la Ville de Shawinigan en 2009.

«Une évaluation agréée estimait le domaine à 610 000 $», précise M. Montmorency. «Quelqu'un qui a les moyens d'investir intelligemment fera en sorte que ces lieux vaudront éventuellement des millions de dollars. Ça reste un joyau exceptionnel. Les bâtiments demeurent en bon état, malgré leur âge.»

Aucun regret

La population régionale avait commencé à découvrir le Domaine Beauséjour à l'invitation de Mme Gervais, qui organisait la Bourgade du Père Noël sur ce site en décembre. L'expérience a duré trois ans et s'est arrêtée en 2012. En plus de participer étroitement à ce rendez-vous des Fêtes, M. Pilotte avait proposé quelques activités pendant l'année pour inviter les gens à déguster cette retraite naturelle constituée de 18 immeubles. Les premières constructions remontent à 1885 et la majorité des bâtiments demeurent dans leur état original. Il s'agit de l'un des derniers témoins de l'époque des grands domaines privés réservés à la chasse et à la pêche.

La Ville de Shawinigan n'a reçu aucune demande particulière qui pourrait donner un indice sur ce que l'avenir réserve au site. De son côté, M. Montmorency assure que les nouveaux propriétaires sont «très heureux de la transaction».

«Ils vont s'occuper de sauvegarder les lieux, en s'attaquant aux travaux les plus urgents comme les toitures», explique-t-il. «Ils ont les moyens de leurs ambitions, contrairement à moi ! L'avenir du domaine est assuré. C'est la meilleure chose qui pouvait lui arriver, j'en suis convaincu.»

De son côté, malgré la controverse qui a marqué son bref passage au Domaine Beauséjour, M. Montmorency assure qu'il n'éprouve aucun regret. Il demeure convaincu que son intervention a permis de sauver certains artefacts.

«Je suis parti de là en paix», commente-t-il. «J'ai vécu deux années extrêmement éprouvantes, mais deux années extraordinaires également parce que j'ai rencontré plein de monde de la région. Des gens m'ont apporté leur support, comme la famille Gervais, Robert Bellemare, la famille Forget, les Beaupré qui ont travaillé pour les Renshaw pendant des années. J'ai connu un coin magnifique. Malgré tout ce que j'ai vécu, je ne regrette rien.»

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