Attentat au Charlie hebdo: Shawinigan critiquée pour ne pas avoir mis ses drapeaux en berne

Contrairement à plusieurs villes du Québec dont Trois-Rivières... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Contrairement à plusieurs villes du Québec dont Trois-Rivières qui voulait souligner sa solidarité envers le peuple français à la suite de l'attentat au Charlie Hebdo, Shawinigan a décidé de ne pas mettre ses drapeaux en berne.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La décision de la Ville de Shawinigan de ne pas mettre ses drapeaux en berne pour signifier sa solidarité au peuple français à la suite de l'attentat terroriste au journal Charlie Hebdo, le 7 janvier, a été critiquée par un citoyen lors de la séance publique régulière de mardi soir.

André Grosleau, un habitué de ces assemblées, a interpellé le maire à la période de questions pour savoir s'il n'aurait pas été souhaitable de suivre l'exemple de plusieurs autres municipalités à travers le Québec, dont Nicolet, Bécancour et Trois-Rivières.

Michel Angers a d'abord rétorqué que la Ville avait suivi sa politique. Souvent, le mot d'ordre vient du gouvernement du Québec pour ces circonstances particulières, à moins que la communauté soit touchée par le décès d'une personnalité significative localement.

Précisons que le maire se trouvait en vacances au Mexique la semaine dernière, mais il endosse totalement la décision prise en son absence.

«Je trouve ça malheureux, parce que c'était une belle occasion de sensibiliser les gens à la solidarité», témoigne M. Grosleau. «C'est un mot qui ne fait plus partie de notre vocabulaire.»

«Nous avions une occasion extraordinaire de mettre nos drapeaux en berne et d'expliquer pourquoi on l'aurait fait, soit un geste de solidarité envers les Français», ajoute-t-il. «Souvent, les gens se disent solidaires, mais entre le dire et le montrer, il y a une grosse différence.C'est malheureux qu'on soit passé à côté.»

Après avoir écouté le citoyen, le maire a répliqué avec sa rhétorique.

«Vous savez, il y a des centaines d'enfants qui meurent à chaque jour au Yémen, en Syrie et on ne met pas les drapeaux en berne à chaque fois», fait-il remarquer. «Combien de personnes subissent les sévices des terroristes? Il faut penser à toutes les victimes!»

«C'est correct d'exprimer sa solidarité et le droit à l'information, c'est important», ajoute le maire. «Mais ce qui me préoccupe particulièrement, ce sont les vies des femmes, des enfants, des civils qui sont fauchées par des actes terroristes. Eux aussi mériteraient qu'on mette nos drapeaux en berne!»

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