Laurentide: Shawinigan ne veut pas sortir un sou de ses coffres

La Ville de Shawinigan veut toujours acquérir l'ancienne... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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La Ville de Shawinigan veut toujours acquérir l'ancienne usine Laurentide mais ne veut pas sortir un sou de ses coffres pour réaliser cette transaction.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même si elle souhaite toujours acquérir la propriété de l'ancienne papeterie Laurentide, la Ville de Shawinigan ne veut pas sortir un sou de ses coffres pour réaliser cette transaction. En fait, elle aimerait que la facture soit assumée par le gouvernement du Québec, via le Fonds de diversification de l'industrie forestière de Produits forestiers Résolu, créé en 2011 à la suite de la restructuration d'AbitibiBowater.

Le maire, Michel Angers, a précisé les intentions de la Ville en assemblée extraordinaire, le 15 décembre. Il répondait à la question d'un citoyen, André Grosleau, qui voulait savoir jusqu'à quel montant le conseil municipal était prêt à aller pour acquérir le site.

«Produits forestiers Résolu doit mettre deux millions de dollars par année dans un fonds pendant cinq ans», rappelle le maire. «L'acquisition pourrait se faire à travers ça, avec le gouvernement du Québec. Nous souhaitons acquérir le site pour rien et le processus est en discussion.»

Le Fonds Résolu a déjà permis à l'ex-gouvernement péquiste d'annoncer une contribution d'un million de dollars pour le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, en avril 2013. Cette enveloppe de dix millions de dollars sur cinq ans est administrée par le ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations et elle est consacrée à des projets de communautés directement touchées par les pertes d'emplois impliquant Produits forestiers Résolu.

Dans le contexte financier actuel, la Ville se considère mal placée pour débloquer quelques millions de dollars pour acquérir ce site. Le soutien du gouvernement du Québec, via le Fonds Résolu, devient donc essentiel à la réussite de la transaction.

«Mon arbre à piastres n'a pas encore poussé!», badine le maire. «Je n'ai pas deux millions de dollars à mettre là-dedans, même en règlement d'emprunt. J'en ai donc discuté avec le ministre (Jacques) Daoust, avec Julie Boulet, avec Pierre Giguère. De toute façon, la compagnie doit verser deux millions $ par année et jusqu'ici, ce fonds n'a pas beaucoup servi.»

En fait, au ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, on confirme que le million de dollars accordé pour le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins constitue le seul montant autorisé en vertu de ce fonds sur les six millions de dollars versés par Produits forestiers Résolu jusqu'ici.

Le maire tient à faire l'acquisition de cette vaste propriété pour favoriser la poursuite d'une activité économique significative. En assemblée publique, il a répété qu'il veut éviter à tout prix un chantier de démolition comme à l'usine Belgo.

La Ville doit aussi considérer les coûts de décontamination dans l'éventualité où elle ferait l'acquisition du terrain. M. Angers ne peut encore préciser si effectivement, cette responsabilité risque d'échoir aux Shawiniganais.

«Tout ça fait partie du devis que nous évaluons», mentionne-t-il. «Nous voulons prendre le moins de risques possibles.»

Enfin, précisons que Produits forestiers Résolu a prolongé à nouveau le délai pour recevoir les soumissions des parties approchées pour acquérir le site. Plutôt qu'au 5 janvier, les offres devront être acheminées au plus tard le 31 janvier.

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