Des citoyens peu impressionnés par le budget de Shawinigan

Diane Borgia, porte-parole de Shawinigan citoyens avertis.... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Diane Borgia, porte-parole de Shawinigan citoyens avertis.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le regroupement Shawinigan citoyens avertis ne partage pas la fierté du maire, Michel Angers, d'avoir réussi à maintenir à 2,75 % la hausse du compte de taxes moyen en 2015.

La porte-parole du mouvement, Diane Borgia, dénonce vivement l'augmentation de la taxe foncière de base de 1,3208 $ à 1,3869 $, un bond de 5 % qui est pratiquement passé inaperçu lors du dépôt du budget, lundi soir.

«De prime abord, on se dit qu'une hausse de taxes de 2,75 %, ça représente de beaux efforts», observe-t-elle. «Comme le maire l'a déjà dit lui-même, on peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres! Nous trouvons cette majoration de la taxe foncière tout à fait déplorable.»

Mme Borgia fait également remarquer que la hausse du compte de taxes de 2,75 % paraît bien en raison du retrait du tarif annuel de 19,50 $ pour le contrôle des insectes piqueurs, un programme suspendu en 2015. Si on ne tient pas compte de cet élément imposé depuis 2013 seulement, la hausse du compte de taxes moyen en 2015 atteint plutôt 3,63 %, fait-elle remarquer.

Lundi, le maire défiait quiconque de trouver une ville au Québec qui s'était imposée des compressions aussi difficiles au cours des deux dernières années. En quelques clics de souris, Mme Borgia a découvert que les conseils municipaux de Baie-Comeau, Victoriaville et Sorel-Tracy avaient adopté des budgets sans hausses de taxes au cours des derniers jours. Comme quoi le pacte fiscal transitoire du gouvernement du Québec se digère différemment d'une ville à l'autre.

«Victoriaville se compare à Shawinigan sur plusieurs points, principalement sur la richesse foncière uniformisée, qui est très faible», souligne Mme Borgia. «Malgré tout, ils ont quand même réussi à ne pas augmenter les taux. N'y aurait-il pas moyen de faire mieux chez nous?»

Mme Borgia souligne que parmi les dépenses faciles à éliminer, les boissons alcooliques consommées par les élus et les fonctionnaires municipaux pour se détendre à l'hôtel de ville après les séances de travail ou lors d'événements spéciaux lui viennent spontanément à l'esprit. Un citoyen en avait d'ailleurs fait la suggestion lors de l'assemblée publique régulière de novembre.

Mme Borgia se réjouit tout de même de la suspension du programme de contrôle des insectes piqueurs en 2015, un vernis dont les Shawiniganais peuvent très bien se passer selon elle.

«On espère grandement que ce programme ne reviendra pas», tranche la porte-parole. «On pourrait même prendre cet argent pour engager un vérificateur général. J'ai vérifié dans les villes où leur embauche est obligatoire et plusieurs d'entre elles accordent un budget de 350 000 $.»

Shawinigan citoyens avertis continue de cogner sur ce clou, malgré la fin de non-recevoir exprimée par le maire au début du mois. Selon Mme Borgia, près de 500 personnes ont signé la pétition réclamant l'embauche d'un vérificateur général à Shawinigan. Rappelons que la Ville économisera quelque 840 000 $ en 2015 en se passant du contrôle des insectes piqueurs.

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