Le SANA sur la corde raide

Les organismes touchés par les coupes annoncées dans le cadre du budget de la... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les organismes touchés par les coupes annoncées dans le cadre du budget de la Ville de Shawinigan décident de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Même si leurs demandes n'ont pas été acceptées par le conseil municipal, les responsables comprennent les contraintes imposées par le pacte fiscal transitoire.

L'effort n'est toutefois pas partagé également par tout le monde. Les coupes annoncées par le conseil municipal de Shawinigan représentent un manque à gagner de près de 170 000 $ pour les cinq organismes touchés. Sur ce montant, la Cité de l'énergie en encaisse 100 000 $ et le Service d'aide aux nouveaux arrivants (SANA), 50 000 $.

Pour le SANA, cette coupe s'ajoute à un contexte déjà fort inconfortable, avec la disparition de la Conférence régionale des élus (CRE) de la Mauricie et la fermeture du bureau régional du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI).

La Ville a rencontré le conseil d'administration du SANA mardi matin pour explorer les solutions. Simon Charlebois, secrétaire-trésorier de l'organisme, confie qu'il est acquis que les services seront maintenus jusqu'au 31 mars. Difficile de voir plus loin pour le moment.

«Nous avons une rencontre prévue avec le ministère de l'Immigration et la table régionale en février, lors de laquelle nous devrions avoir plus d'information sur les ententes possibles», commente-t-il.

Le MIDI procurait une aide financière de 50 000 $ au SANA de Shawinigan, un montant qui était d'abord transféré à la CRE depuis quelques années. Par contre, M. Charlebois ne peut encore confirmer si la même subvention sera reconduite.

Compréhension

De leur côté, les organismes paramunicipaux trouvent qu'ils s'en tirent plutôt bien. En fait, la Ville a simplement annulé la hausse budgétaire prévue à leur contrat ou demandée. Ainsi, la Corporation culturelle de Shawinigan, le Parc de l'Île Melville et l'Office de tourisme, foires et congrès toucheront finalement le montant qu'ils ont obtenu en 2014.

«Nous sommes tout à fait conscients que nous devons faire notre effort», confie Louise Martin, directrice générale de la corporation culturelle. «Ça ne met pas en péril nos salariés ou nos projets.»

Même réaction du côté du Parc de l'Île Melville, où la directrice générale, Marie-Louise Tardif, peut très bien vivre avec 5800 $ en moins. «On va baisser un peu nos dépenses en communication, mais sinon, ça n'aura pas trop d'impacts négatifs.»

Du côté de l'Office de tourisme, foires et congrès, le réflexe de surveiller étroitement le budget est déjà bien aiguisé, en raison notamment de l'incertitude qui enveloppe l'avenir du Centre local de développement de Shawinigan, avec qui l'organisme partage les locaux au centre-ville.

«S'il fallait que le CLD déménage, c'est sûr que ça aurait un impact sur nous», s'inquiète la directrice générale de l'OTFC, Valérie Lalbin.

Pour le moment, le conseil municipal a confirmé au CLD sa subvention de fonctionnement de 403 810 $, le même montant que l'an dernier. Dans le contexte actuel, la Ville ne bénéficiait pas de la marge de manoeuvre pour compenser les coupes annoncées par Québec.

La contribution du gouvernement provincial au CLD de Shawinigan diminue de 377 000 $, somme qui s'ajoute aux 76 000 $ retirés en catastrophe plus tôt cette année. Bref, entre 2013 et 2015, la subvention provinciale au CLD de Shawinigan passera de près de 762 000 $ à 308 000 $ le 1er janvier. «On attend de voir comment la loi va atterrir au printemps», explique le directeur général, Luc Arvisais.

«Nous n'avons pas pris de décision pour la suite. On va commencer l'année 2015 en utilisant nos surplus pour garder la même équipe.»

Les coupes de Québec peuvent influencer non seulement le personnel, mais aussi le fonds d'économie sociale, le fonds jeune promoteur ou divers projets, comme des études de faisabilité.

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