Quais du Saint-Maurice: rien avant au moins un an

L'annonce du projet des Quais du Saint-Maurice, en... (PHOTO: SYLVAIN MAYER)

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L'annonce du projet des Quais du Saint-Maurice, en septembre 2013, avait semé la bonne humeur à l'hôtel de ville de Shawinigan. À ce moment, Alain Darras (président de la firme de gestion hôtellière Daccom), Michel Dorval (spécialiste en développement immobilier), Michel Angers (maire) et Patrick Lynch (agent immobilier) prévoyaient qu'une somme de huit millions de dollars serait investie à compter de 2014.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Annoncé en grande pompe en septembre 2013, le développement récréotouristique et domiciliaire Les Quais du Saint-Maurice, au carrefour de la rivière et de l'autoroute de l'Énergie, n'avance pas au rythme prévu.

Jusqu'ici, la Ville de Shawinigan n'a toujours pas convaincu le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire de la pertinence de modifier son schéma d'aménagement pour favoriser l'étalement urbain, ce qui complique l'évolution de ce projet.

Lors de la fameuse conférence d'information qui dévoilait les détails de ce complexe, les promoteurs s'attendaient à des investissements de huit millions de dollars à compter de 2014, sur un projet totalisant 32 millions $ sur dix ans. Or, il ne s'est pratiquement rien passé sur le terrain au cours de la dernière année.

Les Quais du Saint-Maurice consiste en la construction d'une marina, d'une capitainerie, d'un parc aquatique, de 96 condos-hôtel répartis dans quatre immeubles et d'un développement domiciliaire de 120 maisons.

«Ça a pris beaucoup de retard», convient Alain Darras, président de l'entreprise de gestion hôtelière Daccom associée à ce projet. «Nous sommes en négociation, mais ça ne commencera probablement pas avant la fin 2015 ou le début 2016.»

«Je mène plusieurs dossiers de front et c'est rare qu'on tombe dans les délais», fait remarquer M. Darras. «Ce sont des projets d'envergure et on a toujours des embûches à gauche et à droite.

À partir du moment où on fait affaire avec des gouvernements, il y a des procédures à suivre!»

Malgré tout, M. Darras ne désespère pas et demeure convaincu de la viabilité de ce développement.

«C'est un projet qui est encore très solide», assure M. Darras. «Nous avons hâte de commencer, mais il faut passer par toutes les étapes.»

Le maire, Michel Angers, ronge son frein en attendant les approbations gouvernementales.

«Il faut un plan global de ce que nous allons faire, il y a aussi la protection des zones humides et un paquet d'affaires», résume-t-il. «En même temps, on refait notre schéma d'aménagement. On va y arriver, sauf que ça prend beaucoup plus de temps que je l'aurais cru. Les promoteurs ont l'argent nécessaire, ce n'est pas un problème. Mais on se bute encore à Québec.»

Selon lui, les promoteurs cherchent à obtenir une approbation générale et non seulement pour une marina, par exemple.

«Ils veulent une autorisation globale», indique-t-il. «Ils ne veulent pas seulement construire six maisons, une marina et deux tours! La partie payante, ce sont les 120 maisons en arrière. Nous y allons pour un projet global. Je n'accepterais pas non plus qu'il n'y ait que des maisons et rien en avant.»

L'arrêt des activités de l'usine Laurentide fournit un autre emplacement de choix pour un développement du même genre, mais M. Darras privilégie toujours le site désigné, sur la rive ouest de la rivière Saint-Maurice.

«Quand on a un projet comme le nôtre, on s'intéresse à tout ce qui se passe autour!», sourit-il. «Mais on pense que notre projet est très bien situé. La marina aura un accès relativement facile. Nous avons des ententes verbales et écrites avec la Ville et quand on s'engage dans quelque chose, on le respecte.»

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