Assainissement des eaux usées: les citoyens du Lac-à-la-Tortue toujours en attente

L'eutrophisation du lac à la Tortue atteint un... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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L'eutrophisation du lac à la Tortue atteint un stade préoccupant et l'implantation d'un réseau d'égout constituerait la solution privilégiée pour ralentir sa dégradation.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Ville de Shawinigan obtiendra-t-elle l'heure juste en 2014 pour la réalisation du projet d'assainissement des eaux usées et du prolongement du réseau d'aqueduc dans le secteur Lac-à-la-Tortue?

Le maire, Michel Angers, s'était engagé à se débattre pour obtenir une réponse du gouvernement provincial avant la fin de l'année. Robert Houle, membre du conseil d'administration de l'Association pour la protection du lac à la Tortue, est venu témoigner son impatience aux élus lors de la rencontre citoyenne de mardi soir, à la Maison de la culture Francis-Brisson.

Près d'une centaine de personnes des districts des Boisés, de la Rivière et du Rocher ont répondu à cette invitation pour échanger sur le développement économique et commercial, les travaux et la politique de déneigement.

M. Houle a rappelé au maire son engagement et il voit l'année se terminer sans beaucoup d'espoir d'être fixé sur ce projet de plus de 55 millions de dollars. Il ajoute que l'avenue du Tour-du-lac se trouve dans un état «lamentable».

«Je me sens orphelin», résume-t-il, déplorant le peu d'attention accordée à son secteur.

M. Angers fait remarquer que le gouvernement du Québec possède toutes les données pour prendre une décision.

«Pour le dossier d'assainissement des eaux, il faudrait interpeller votre député», suggère M. Angers. «Le dossier est complet, il a été déposé il y a trois ans.»

Le maire fait remarquer que la réfection complète de l'avenue du Tour-du-lac ne peut être envisagée avant d'être fixé sur les projets d'infrastructures.

«Ce qui nous guide pour la restauration des rues, ce sont les travaux au sous-sol», rappelle-t-il. «Sinon, on n'entreprendra pas des travaux de réfection à 500 000 $ du kilomètre. Tant que nous n'aurons pas de subvention pour l'assainissement des eaux et le prolongement du réseau d'eau potable, on ne refera pas la chaussée.»

Le maire rappelle qu'il recherche une subvention couvrant la même proportion des travaux que celle annoncée en décembre 2007 par Nathalie Normandeau. À ce moment, l'ex-ministre libérale avait «confirmé» une aide gouvernementale de 14,3 millions $ sur un investissement total de 17,6 millions $. Le contexte de cette annonce pour un projet qui n'avait même pas été analysé a défrayé la manchette pendant la commission Charbonneau, en juin.

La Ville souhaite néanmoins que le gouvernement avancera bel et bien 80 % des coûts des travaux pour l'assainissement des eaux usées et le prolongement d'aqueduc, ce qui implique une aide financière de 44 millions de dollars. Un gros morceau pour un projet d'infrastructures, surtout en période de compressions budgétaires.

«À Québec, on nous disait qu'après le dossier d'approvisionnement en eau potable, on nous donnerait une réponse pour le lac à la Tortue», rappelle le maire. «Je souhaitais en avoir une avant la fin 2014. Il reste encore du temps. Ce n'est pas moi qui peux donner une réponse, mais le gouvernement. En attendant, on étire la durée des fosses septiques.»

Or, l'eutrophisation du lac à la Tortue atteint un stade préoccupant et l'implantation d'un réseau d'égout constituerait la solution privilégiée pour ralentir sa dégradation. Les fosses septiques non conformes nuisent considérablement à la santé du plan d'eau.

Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, comprend et partage l'impatience de ses concitoyens.

«J'ai demandé une rencontre avec Pierre Moreau (ministre titulaire des affaires municipales) et j'attends toujours une réponse», commente-t-il. «C'est vrai que le gouvernement a toute l'information entre les mains.»

«C'est toujours une question d'argent», ajoute-t-il. «J'espère que ça va débloquer, parce que je commence aussi à avoir la mèche courte dans ce dossier-là. Je veux aussi savoir si on va le faire. Je mets de la pression pour avoir une réponse le plus rapidement possible.»

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