Travaux au centre-ville de Shawinigan: Michel Angers garde le cap

Les travaux sur la 5e Rue étaient concentrés... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Les travaux sur la 5e Rue étaient concentrés entre Tamarac et de la Station cette année. Malgré les inconvénients subis par les commerçants, le maire maintient que le reste de la principale artère du centre-ville sera complété dès l'an prochain.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même si certains commerçants du centre-ville de Shawinigan redoutent l'effet d'un autre été dans les travaux de réfection l'an prochain, Michel Angers assure que le plan consiste toujours à compléter le chantier de la 5e Rue en 2015. À moins que les programmes de subventions ne soient pas au rendez-vous, ce dont il doute pour le moment.

Le maire de Shawinigan reconnaît que les derniers mois ont pu affecter le chiffre d'affaires des commerçants du centre-ville. Selon un coup de sonde réalisé au début du mois, toutes les enseignes sont touchées et les pertes varient entre 20 % et 80 % par rapport à la même période en 2013.

«C'est sûr que ça a un impact, qu'on le veuille ou pas», commente M. Angers. «Mais la Ville ne peut pas en faire plus. Nous avons tenté de faire de la publicité, d'améliorer la fluidité de la circulation. Nous avons fait tout ce qui est possible.»

«Notre objectif est d'amener du monde», ajoute-t-il. «Les commerçants feront alors de bonnes affaires. C'est normal qu'ils ne soient pas contents présentement. Mais quand on se demande pourquoi nous avons commencé en juin, c'est simplement qu'il faut attendre les autorisations du gouvernement pour les subventions. Nous avons été très à l'écoute. Ça prend un certain nombre de semaines pour faire les travaux et on respecte nos affaires.»

M. Angers souligne que la réfection complète de la 5e Rue cette année ne pouvait être envisagée, en raison de la logistique qu'un tel chantier aurait exigée. «Ça aurait été beaucoup trop gros comme projet», tranche-t-il. «De plus, nous tenions à garder un accès aux commerçants partout, ce que nous pouvions faire en deux phases.»

Dans son esprit, il ne fait aucun doute que les travaux prévus l'an prochain ne toucheront jamais autant les commerçants que ce qu'ils ont vécu au cours des derniers mois.

«Le problème majeur, c'était l'avenue de la Station», explique-t-il. «Il faut comprendre que 28 000 voitures ne pouvaient plus passer par là. Ça a provoqué des bouchons partout et les gens sont moins venus au centre-ville. Ce ne sera pas le cas l'an prochain sur la 5e Rue.»

Ainsi, les travaux de réfection et d'embellissement se poursuivraient jusqu'à l'avenue Broadway en 2015. La Ville profitera de cette phase pour installer des horodateurs au centre-ville, afin de libérer les espaces de stationnement.

Rappelons qu'un budget de 10,9 millions $ était prévu pour les travaux de cette année, concentrés sur l'avenue de la Station et une portion de la 5e Rue vers l'est jusqu'à une trentaine de mètres au-delà de Tamarac. Dans son dernier plan triennal d'immobilisations, déposé en décembre 2013, la Ville prévoyait aussi une somme de 6,4 millions $ pour la réfection des égouts et de l'aqueduc sur la 5e Rue, entre Broadway et de la Station. Par la suite, la Ville doit aussi s'attaquer aux infrastructures de la 4e Rue, ce qui fait dire à certains commerçants qu'ils risquent de subir trois étés consécutifs de travaux majeurs. Mais pour le moment, le maire garde le cap.

«Aucun projet d'infrastructure n'a été coupé au gouvernement», observe M. Angers. «Les subventions seront au rendez-vous. Nous ferons donc la 5e Rue l'an prochain, selon nos prévisions. Mais je répète que jamais ça n'aura l'envergure que nous avons connue cette année.»

Le maire ne s'attend pas à ce que la Ville organise une campagne promotionnelle particulière pour aider les commerçants à se rattraper pendant la période des Fêtes. Il rappelle que le conseil municipal accorde un montant annuel de 15 000 $ au Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan pour réaliser ce genre d'activité. Un concours devrait d'ailleurs être lancé bientôt pour attirer les consommateurs.

«Allez dans n'importe quelle ville du Québec», propose M. Angers. «Quand il y a des travaux, la Ville ne dépense pas 100 000 $ en promotion pour aider les commerçants! Il fallait que ça se fasse, nous avons gardé l'accès aux commerces et malgré tout, on savait qu'il y aurait un impact. Il y avait un coup à donner et je pense que nous avons très bien travaillé là-dedans.»

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