Digihub: le carrefour du nouveau Shawinigan

Le directeur général de Digihub, Philippe Nadeau.... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le directeur général de Digihub, Philippe Nadeau.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Se pourrait-il que le prochain Mario Bros, Assassin's Creed ou Angry Bird naisse au deuxième étage d'une vieille usine de textile de Shawinigan?

Le maire de Shawinigan, Michel Angers; le directeur... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

Le maire de Shawinigan, Michel Angers; le directeur général de Digihub, Philippe Nadeau, et la présidente du conseil d'administration de l'organisme, Nancy Déziel, ont inauguré avec beaucoup d'enthousiasme la station du numérique, jeudi après-midi.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Les gens pourront s'installer dans les aires de... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.1

Agrandir

Les gens pourront s'installer dans les aires de travail communes pour partager leurs idées sans prétention.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

La centaine de personnes réunies pour célébrer l'inauguration officielle de la station du numérique Digihub se perdaient dans les perspectives les plus folles en fin d'après-midi jeudi.

La suite de la spectaculaire reconversion de l'ancienne Wabasso a été présentée avec faste et les intervenants liés à ce projet ne laissaient planer aucun doute sur son potentiel de réussite ainsi que sur le rôle qu'il jouera dans la reconversion économique de Shawinigan.

Déjà cet automne, 11 étudiants du Collège Shawinigan suivent une formation en mathématiques qui les mènera vers la première cohorte de la Programmation d'applications mobiles offerte à compter de janvier.

Difficile de savoir combien de jeunes seront inscrits à cette attestation d'études collégiales de 15 mois, puisque l'effet CGI continue de se faire sentir, note Jean-François Léveillé, directeur adjoint des études, service et formation continue au Collège Shawinigan.

Mais il ne s'agit là que l'un des volets de Digihub. Une visite guidée des lieux a permis de découvrir des espaces de travail communs, dans lesquels n'importe quel individu muni d'un ordinateur pourra s'installer sans frais. L'objectif consiste à rassembler une communauté pour lui permettre des échanges dans un milieu convivial, sans prétention, où fusionneront les innovations de demain. Une centaine de places sont offertes.

L'incubation d'entreprises naissantes en divertissement numérique, selon le modèle déjà proposé au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, occupe aussi une place chez Digihub. Huit micro-entreprises ont déjà réservé leur place et deux autres devraient être annoncées prochainement.

Enfin, un vaste espace à aménager selon les besoins servira de motel industriel. À travers tout cela s'intègre un univers ludique de jeux vidéos, d'aires de repos, de café avec une grande terrasse. Une salle de sport et une garderie, le Digihub junior, seront aussi aménagées.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, participait à l'inauguration du concept presque deux ans jour pour jour après celle du centre d'entrepreneuriat, au rez-de-chaussée. Aujourd'hui, le témoin du passé industriel est devenu un immeuble complètement intégré qui propulsera la ville dans le 21e siècle.

«Jamais je n'aurais pensé qu'une usine de textile, devant laquelle je suis passé des centaines de fois, nous aiderait à refaire notre tissu économique», sourit-il. «Je suis profondément convaincu que nous assistons à un tournant marquant. Nous entrons officiellement dans une nouvelle ère.»

La Société de développement de Shawinigan aura investi la plus grande partie des quelque 10,5 millions $ nécessaires à la transformation de la Wabasso jusqu'ici, dont environ quatre millions $ pour le Digihub.

«On se donne les moyens pour retenir nos jeunes, leur donner l'espoir d'un avenir prometteur», rappelle le maire.

Le pari n'en demeure pas moins considérable, mais le défi n'effraie personne parmi les initiateurs de cet ambitieux projet.

«(Pierre) Falardeau a toujours dit qu'on va toujours trop loin pour ceux qui ne vont nulle part», cite le maire. «Nous avons décidé d'aller de l'avant. On veut être reconnu comme une ville résolument tournée vers les technologies de l'information, les applications mobiles. Nous sommes assez convaincus que notre modèle unique sera couronné de succès.»

Même confiance du côté de Philippe Nadeau, le directeur général de Digihub de qui cette vision est arrivée en 2011.

«Ce qui est irréaliste, c'est de ne pas l'avoir fait plus tôt!», s'enthousiasme-t-il. «Ce sera un outil formidable pour redynamiser le milieu.»

Déjà, il est prévu que la station accueillera un colloque des technologies de l'information en mai.

Le conseil d'administration de Digihub est composé d'un mélange de décideurs locaux et de contacts internationaux. Il est présidé par Nancy Déziel, conseillère municipale du district de la Rivière et surtout, directrice générale du Centre national en électrochimie et en technologies environnementales du Collège Shawinigan. Le redressement qu'elle a imposé à ce centre de recherche explique en bonne partie sa nomination.

«On part avec une bonne dose de crédibilité, avec des installations merveilleuses», sourit-elle. «Ce qu'il faut aller chercher, ce sont des services à valeur ajoutée. Il faut devenir un centre d'excellence qui pourrait être supporté par un programme canadien. Il faut devenir un leader dans notre domaine.»

Du même souffle, Mme Déziel reconnaît qu'un travail de démystification de la mission de Digihub doit être fait pour que la population de Shawinigan parle de ce projet avec autant d'enthousiasme que ses artisans.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer