Salon de l'emploi: au-delà des prévisions les plus folles

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Le Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat se déroulé au Centre Gervais Auto de Shawinigan mercredi.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Des dizaines de personnes qui font le pied de grue en attendant l'ouverture des portes. Une congestion sur l'avenue des Cèdres. Des centaines de CV qui s'empilent chez des employeurs visiblement dépassés par l'affluence.

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Joëlle Gagné, coordonnatrice de l'événement, a passé une éreintante mais très satisfaisante journée hier, au Centre Gervais Auto.

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Avant l'ouverture des portes à 13 h, des dizaines de chercheurs d'emplois faisaient le pied de grue à l'extérieur.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Le tout premier Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat de Shawinigan a pulvérisé les prévisions les plus optimistes, mercredi au Centre Gervais Auto. Au moment où les exposants démontaient les stands d'information, pas moins de 2225 personnes avaient franchi les portes entre 13 h et 19 h 30.

«Je suis surpris des offres», reconnaît Alain Bélanger, qui a distribué une quinzaine de curriculum vitae au cours de son passage. «Je travaille en relation d'aide et j'ai trouvé beaucoup plus d'offres ici qu'au salon de Trois-Rivières.»

Pierre Plante a roulé sa bosse chez Doral pendant 20 ans et il ne croit plus aux discours de relance. Il a bien apprécié son expérience à ce premier salon de l'emploi à Shawinigan.

«C'est pas mal, mais il y a beaucoup de spécialités», constate-t-il. «Ça prendrait un peu plus d'offres pour du travail manuel. J'ai 62 ans et je ne suis pas encore prêt pour arrêter !»

«Ça va peut-être apporter un peu de vie et d'entreprises dans une ville qui commençait à être un peu morte», opine Jason Bourassa. «J'ai un bon emploi, mais je tenais quand même à venir voir. On ne sait jamais quelles possibilités peuvent s'offrir dans le monde!»

Surprise

Près de 800 postes étaient affichés au cours de la journée. Visiblement, les employeurs posséderont l'embarras du choix.

«Il y a eu une vague de monde entre 13 h et 15 h, ça n'avait pas de bon sens !», se pince Didier Béchard, directeur des ressources humaines à la Coopérative de solidarité de Shawinigan - service d'aide à domicile. «J'ai 15 entrevues qui sont programmées! Ça montre qu'il y a des chercheurs d'emplois et que ça prenait un événement comme celui-là pour les rencontrer.»

Annie Brousseau, directrice adjointe de la Station de ski Vallée du parc, fait remarquer que le moment choisi pour l'organisation de ce premier salon ne pouvait mieux tomber, à quelques semaines des premières neiges.

«Nous avons déjà reçu 200 CV!», s'enthousiasmait-elle en milieu d'après-midi, alors qu'elle cherche à pourvoir une centaine de postes.

Fourrures Lemieux a ouvert deux boutiques à Québec, ce qui procure une surcharge de travail à l'atelier de l'avenue Saint-Marc. Des travaux d'agrandissement sont prévus et dans cette perspective, le salon cadre parfaitement avec les préoccupations du moment.

«Je n'avais pas d'attente, mais je ne pensais jamais qu'il y aurait autant de monde», confie Andréane Lemieux.

Sylvain Desrochers, adjoint administratif chez Erick Lynch Design, illustrait parfaitement le genre d'entreprise que cet événement permet de découvrir. Cette PME conçoit, manufacture et installe des parcs aquatiques à travers le Québec. Elle possède un chiffre d'affaires de 2,5 millions $ et emploie 17 personnes.

«Nous avons besoin de gens en peinture, en débosselage, en installation, des dessinateurs 3D», énumère M. Desrochers. «À court terme, on voudrait monter à 22 employés.»

Stéphane Lecours-Aubin, conseiller en ressources humaines agréé pour Claude Grenier Ressources humaines, était épaté par la marée humaine. La firme représentait une dizaine de clients qui offraient 44 emplois et il estime que plus de 200 candidatures ont été reçues.

«Pour une première édition, je pense bien que c'est un franc succès !», sourit-il. «Nous avons reçu beaucoup d'excellentes candidatures, des gens spécialisés qui valent cher sur le marché de l'emploi.»

Isabelle Gauvreau, directrice générale pour les Subway d'Éric Morel, couvre pas moins de 29 restaurants de cette bannière, dont sept en Mauricie. Elle a reçu une cinquantaine de candidatures au cours de la journée pour les restaurants de la région.

La Ville de Shawinigan a elle-même profité de cet événement pour garnir sa banque.

«Nous offrons de tout!», raconte Danielle Bélanger, coordonnatrice aux ressources humaines.

«La fermeture de l'usine de Produits forestiers Résolu amène une disponibilité de personnes spécialisées dans les métiers. Nous n'avons pas énormément de postes à offrir actuellement, mais il y a beaucoup de possibilités de retraites qui s'en viennent au cours des cinq prochaines années.»

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