Claude Villemure veut miser sur l'achat local

Claude Villemure... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Claude Villemure

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Un mois après la mobilisation qui a attiré près de 2000 personnes dans les rues du secteur Grand-Mère, l'instigateur du mouvement «Shawinigan, on se tient debout!», Claude Villemure, aimerait que la communauté d'affaires s'attarde à une préoccupation maintes fois analysées sous tous les angles imaginables: celle de l'importance de l'achat local.

Le restaurateur croit qu'il serait pertinent de réunir le comité de mobilisation pour s'attaquer à cet enjeu. Personnellement, quand il acquitte une facture, il prend maintenant le temps d'écrire à la main le slogan par excellence de l'automne. Il verrait très bien la distribution d'une estampe pour diffuser le fameux «Shawinigan, on se tient debout!» le plus largement possible, afin que l'achat local s'imprime dans le comportement des commerçants et des résidents.

«Il faut amener les gens à se demander s'ils achètent assez localement et sinon, pourquoi», réfléchit-il. «Je sais que parfois, des entreprises achètent à Montréal et elles ne devraient pas, parce que nous avons ici ce dont elles ont besoin. Mais les compagnies de Montréal nous sollicitent beaucoup et la façon la plus facile, c'est d'accepter leurs offres. Quand on magasine un peu, on se rend compte qu'on peut avoir la même chose chez nous au même prix sinon moins cher, en participant à l'économie locale.»

Lors de l'organisation de la marche de solidarité, M. Villemure s'est aperçu que bien des commerçants semblaient un peu désemparés, désorganisés ou isolés pour affronter les défis d'aujourd'hui.

«Le comité Shawinigan, on se tient debout!'' pourrait aller plus loin que l'organisation de la marche», croit-il. Le porte-parole précise que durant ses années à la présidence du Collège Shawinigan, il insistait pour favoriser l'achat local.

«Même si ça coûte 2000 $ de plus par année, si je crée de l'emploi, c'est un bon investissement», fait-il remarquer.

Des emplois à Shawinigan

Avec le recul, M. Villemure semble satisfait des retombées de la marche du 27 septembre, dont l'organisation, dans le contexte de l'annonce de la fermeture de l'usine Laurentide, avait siphonné beaucoup d'énergie pendant trois semaines. Évidemment, l'annonce de l'arrivée de CGI a constitué la réponse la plus concrète au cri du coeur lancé par les Shawiniganais, mais l'homme d'affaires prévient que le travail n'est pas terminé.

«J'ai téléphoné à mon député (Pierre Giguère) pour lui mentionner qu'il ne fallait pas arrêter là, que Shawinigan avait des besoins encore plus importants», mentionne-t-il.

En ce qui concerne CGI, M. Villemure croit que tout doit être mis en oeuvre pour que les futurs employés s'établissent à Shawinigan.

«Si les gens n'habitent pas ici, l'impact économique n'est pas le même», rappelle-t-il. «Ça prendrait des mesures incitatives pour que ces gens achètent nos maisons à Shawinigan. Je peux vous dire qu'il y en a en masse à vendre!»

Comme plusieurs, M. Villemure souhaite aussi que le centre d'excellence de CGI sera situé au centre-ville ou encore, près du secteur commercial de Grand-Mère.

«Il ne faut pas refaire l'expérience du centre de données fiscales», avertit-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer