CGI n'ira pas dans l'ancienne Wabasso

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Le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins a été visité par la direction de CGI, mais la Ville ne soumettra pas d'offre afin de ne pas entrer en compétition avec les promoteurs privés.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Soulevé dès le départ comme site d'accueil potentiel des quelque 300 emplois de CGI, le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins ne proposera finalement pas sa candidature. Le maire, Michel Angers, mentionne que la Ville ne souhaite pas entrer en compétition avec les promoteurs privés pour accueillir ce projet unique.

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

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Des murmures commençaient à circuler à Shawinigan sur l'éventualité que l'ancienne Wabasso soit désignée comme site privilégié pour CGI. Comme l'immeuble appartient à la Société de développement de Shawinigan, on voyait d'un mauvais oeil que le bras immobilier de la Ville soumette une proposition pour entrer en compétition avec le privé. M. Angers tient à mettre un terme aux spéculations.

«Nous n'avons pas l'intention de soumissionner pour entrer en compétition avec le privé», tranche-t-il. «Si, en bout de piste, CGI tient absolument à s'établir au centre d'entrepreneuriat, si c'est là ou nulle part, on va réfléchir! Mais nous ne ferons pas d'offre. On va laisser aller le marché et ce n'est pas vrai que la Ville va entrer en compétition avec le privé. C'est important de le mentionner.»

Le maire de Shawinigan ne veut évidemment pas déclarer sa préférence publiquement, laissant à la multinationale la liberté de faire ses choix. Difficile toutefois d'imaginer que le centre-ville ne constituerait pas son avenue privilégiée, si les immeubles disponibles répondent aux besoins.

«CGI a des demandes pour ses bâtiments, mais elle veut aussi s'organiser pour être à proximité des services, comme dans les autres villes», fait-il remarquer. «Quand 300 personnes débarquent dans un environnement, elles ont des besoins. On n'a pas encore statué, parce que des offres viendront de plusieurs secteurs. Je sais que déjà, des gens ont interpellé CGI et c'est correct.»

Le maire se réjouit de constater que le géant des technologies de l'information démontre beaucoup de dynamisme, par exemple en affichant clairement ses besoins dans des publicités en vue du premier Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat qui se déroulera demain, au Centre Gervais Auto.

Sur son site Internet, CGI recherche déjà un analyste de systèmes, un architecte de systèmes, un programmeur en applications mobiles, un analyste-programmeur, un administrateur de bases de données et un chargé de projet pour son futur centre d'excellence de Shawinigan.

La direction participera aussi à l'inauguration de DigiHub au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins le 6 novembre, en plus de poursuivre les discussions avec la Ville pour son implantation.

«Ça déboule!», se réjouit le maire. «Ils sont très enthousiastes à l'idée de venir à Shawinigan. C'est rassurant.»

Ce qu'il ne faut pas

Si le maire ne veut exclure aucun secteur pour le moment, il souhaite vivement que les exemples du Collège Shawinigan ou du centre de données fiscales ne se répètent pas. Ces importants employeurs sont situés loin des services, de sorte que les retombées sur les commerçants demeurent beaucoup moins importantes que s'ils s'étaient établis plus près d'un centre-ville.

«Des décisions politiques ont été prises et ça a été des erreurs importantes en terme d'urbanisme», déplore le maire. «Pour revaloriser des zones urbaines, ça prend du monde dedans! Des gens captifs ne participent pas à l'économie d'un territoire.»

«Au bout du compte, CGI va décider», enchaîne M. Angers. «Ils sont habitués d'arriver à un endroit et de s'adapter. C'est sûr que j'ai mon idée. Je souhaite qu'ils soient dans un pôle urbain pour éviter les erreurs historiques. Ils sont sensibles à ça. Ils veulent être des partenaires.»

«Ce que je souhaite, c'est que CGI puisse rejaillir sur l'économie de Shawinigan, quel que soit l'endroit. Mon objectif n'est pas de les emprisonner. Je veux que les gens qui travailleront ici soient heureux, en respectant les critères que CGI nous demandera.»

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