Michel Angers à la défense de la CRÉ et des CLD

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les échos préoccupants provenant de Québec au sujet de l'avenir des conférences régionales des élus et des centres locaux de développement ne laissent pas indifférent le maire de Shawinigan, Michel Angers. Ce dernier craint que les coupes ou l'élimination de ces services mettent encore plus de pressions sur les villes, une préoccupation partagée par Suzanne Roy, présidente de l'Union des municipalités du Québec.

Cette dernière s'est déplacée à Shawinigan mardi, dans le cadre de sa tournée provinciale. D'abord hésitante à commenter les «ballons», Mme Roy a assuré que les intentions précises de Québec n'étaient pas connues sur ce plan. Surtout, le citoyen ne doit pas payer les frais d'une restructuration semblable si elle s'avère, prévient-elle.

Très impliqué dans le développement économique régional depuis plusieurs années, Michel Angers ne s'est pas fait prier pour exprimer sa pensée au sujet de ces rumeurs.

«Si, dans certaines régions du Québec, la conférence régionale des élus va plus ou moins bien, en Mauricie, c'est un des éléments de concertation les plus importants sur notre territoire», explique-t-il. «C'est un endroit où les élus municipaux sont capables de se rassembler et de travailler en concertation sur des projets communs. L'une de ses forces, c'est de permettre à de plus grandes municipalités comme Trois-Rivières et Shawinigan de supporter des projets à Mékinac, La Tuque, des Chenaux ou Maskinongé.»

«Au moment où on souhaite que la Mauricie travaille ensemble, si on enlève cette table de concertation et les montants d'argent qui y sont reliés, nous aurons énormément de difficultés à nous créer une autre structure.»

Le maire de Shawinigan a déjà déploré les coupes de 10 % dans les budgets d'exploitation des centres locaux de développement imposées au printemps. Pas plus tard que le 7 octobre, en assemblée publique, le conseil municipal de Shawinigan adoptait une résolution pour demander au ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations de rétablir sa subvention pour le CLD. À Shawinigan, cette aide financière provinciale est passée de 761 676 $ en 2013 à 685 508 $ cette année.

«Mon CLD, j'en ai besoin, plus que jamais», avance le maire. «Si je me fais couper 50 % du budget, la Ville sera obligée de compenser le manque à gagner pour maintenir une structure possiblement réduite et moins efficace pour m'assurer que je sois capable de continuer mon développement économique.»

M. Angers fait remarquer que les entrepreneurs seraient punis par un exercice de compression majeur touchant ces organisations.

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