Le cri du coeur de Shawinigan a été entendu, se réjouit Michel Angers

Les sourires étaient nombreux à Shawinigan à la... (François Gervais)

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Les sourires étaient nombreux à Shawinigan à la suite de l'annonce de l'implantation d'un centre d'excellence de CGI, vendredi matin. Le maire, Michel Angers et la députée de Laviolette, Julie Boulet, ont savouré chaque minute de cet important moment.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) On ne saura jamais si le gouvernement du Québec aurait orienté CGI vers Shawinigan si Produits forestiers Résolu avait donné encore quelques années de sursis à l'usine Laurentide. À tout le moins, on peut croire que le branle-bas des dernières semaines permet maintenant de voir une lumière concrète au bout du long tunnel du déclin de la grande industrie manufacturière.

«Nous avons décidé d'intervenir, compte tenu de la réalité économique de la région», convient le premier ministre du Québec, Philippe Couillard. «Il y avait déjà des projets dans la nouvelle économie à Shawinigan. Vous pouvez commencer l'innovation et le numérique avec plein de PME. C'est bien, mais c'est très différent quand on implante une locomotive dans une région en partant. La situation dicte notre conduite et je pense qu'ici, la situation l'imposait.»

Le maire, Michel Angers, ne veut pas entrer dans la chronologie des discussions qui ont mené à l'arrivée de CGI à Shawinigan, mais on devine que tout s'est bousculé depuis l'annonce de la fermeture de l'usine Laurentide, le 2 septembre.

«Je vous mentirais si je ne vous disais pas qu'il y a eu une poussée gouvernementale pour s'assurer que CGI s'installe chez nous», convient-il. «Le gouvernement s'était engagé et aujourd'hui, il livre la marchandise.»

Difficile également d'évaluer concrètement le poids des appels du maire aux libéraux, de même que celui de la mobilisation organisée dans le secteur Grand-Mère le 27 septembre. M. Angers ose croire que ces ingrédients ont permis au gouvernement de mesurer le degré d'urgence.

«J'ai 2000 mercis à dire à ma population», souligne-t-il. «Quand le gouvernement du Québec voit la population se mobiliser pour dire qu'on a besoin d'un coup de pouce supplémentaire, il devient à l'écoute. Nous avons indiqué que Shawinigan se tenait debout, que nous regarderions en avant et que nous aurions besoin d'opportunités. Le résultat concret, on le voit aujourd'hui.»

Le résultat qui compte

À la suite de cette annonce inattendue, la demande du maire de Shawinigan pour l'obtention d'un fonds de diversification économique autonome de 20 millions de dollars risque de sombrer dans l'oubli. Le premier ministre rappelle qu'il a toujours mentionné que l'argent ne constituerait pas un problème, en autant que des projets porteurs soient présentés au gouvernement du Québec.

«Nous avons toujours dit: pourquoi limiter ça à 20 millions $? Ça se peut qu'on investisse plus dans la région», soulève-t-il. «Sans aller trop dans les détails, je peux vous dire qu'on est presque rendu à terme, avec cette annonce. Et il y a d'autres projets qui s'en viennent. On ne dit pas qu'on va dépenser tant d'argent, mais tous les bons projets qui vont passer, qui créent de bons emplois pour la région, on va être là pour y participer.»

De son côté, M. Angers n'avait visiblement pas le goût de se lancer dans un débat sémantique. Il reconnaît que seul compte le résultat. «Nous avons déposé pour 20 millions $ de projets au gouvernement», rappelle-t-il. «Il arrive une nouvelle comme CGI, dont l'aide est prise en partie dans le fonds de diversification économique. Mais nous allons continuer dans nos travaux, on ne s'arrête pas là.»

«À partir du moment où, avec le Groupe tactique d'intervention économique, on s'assure que tous les éléments de notre plan d'action sont pris en compte, l'argent peut venir de n'importe où», convient-il. «Moi, je disais que j'ai besoin de 20 millions $ selon mon plan d'action. On vient d'en faire un bon bout. Mais ce montant venait de demandes locales. Je considère que nous avons encore des besoins et qu'il faut continuer.»

Le maire de Shawinigan a aussi sensibilisé le premier ministre à l'importance de bénéficier de plus de temps avant que Produits forestiers Résolu vende la propriété du site Laurentide. Rappelons que la multinationale a donné à la Ville de Shawinigan jusqu'au 31 décembre pour lui soumettre des projets.

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