Quel avenir pour l'ancien cinéma Roxy?

L'ancien cinéma Roxy peut bien avoir une bonne... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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L'ancien cinéma Roxy peut bien avoir une bonne valeur patrimoniale, son allure actuelle n'égaye guère l'environnement du centre-ville.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'ancien cinéma Roxy illustre assez fidèlement les tristes moments vécus par le centre-ville de Shawinigan avant sa remise en forme des dernières années. L'immeuble de la 5e Rue résiste toujours à ce vent de renouveau, ce qui n'a pas empêché la firme Patri-Arch de lui attribuer une bonne valeur patrimoniale dans sa récente mise à jour.

Dans la présentation des données historiques, on y note que cette ancienne salle avait ouvert ses portes le 27 mars 1937. Elle aurait été désignée en référence au Roxy Theatre de New York.

L'endroit est abandonné depuis plusieurs années. Mélanie Gélinas, commissaire au commerce au Centre local de développement de Shawinigan, reconnaît qu'elle se fait aborder régulièrement au sujet de l'avenir de cet immeuble.

«Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de promoteurs qui aiment cette bâtisse et sa localisation», reconnaît-elle. «Il ne se passe pas trois mois sans qu'on me demande à qui appartient l'ancien cinéma Roxy et si le promoteur a l'intention de faire quelque chose avec ça.»

«En tant que commissaire au commerce, je ne fais qu'espérer qu'un promoteur donnera un coup de jeunesse à cette bâtisse», ajoute-t-elle. «C'est tout près de la roulotte à patates, qui attire je ne sais combien de clients par année. Ce serait plus plaisant d'avoir une belle bâtisse. Surtout que c'est si beau juste en face, avec le Globe et le Yéti!»

Claudine Drolet, agente de développement pour Culture Shawinigan, reconnaît la valeur patrimoniale de l'ancien cinéma. Mais le reste ne lui appartient pas.

«C'est une propriété privée, donc nous n'avons pas beaucoup d'actions possibles. Par contre, en le mettant dans notre inventaire, c'est une reconnaissance de la valeur de ce bâtiment.»

Confusion

L'immeuble appartient à Yves Cormier, un promoteur immobilier de Trois-Rivières, depuis 2009. Il prétend qu'il a été mis sur une fausse piste lorsqu'il a procédé à cette acquisition et depuis ce temps, il attend les projets.

«À l'origine, j'avais été approché par quelqu'un du Centre local de développement, qui ne travaille plus là», explique-t-il. «Il m'avait dit que si je m'intéressais au projet, la Ville me trouverait des locataires potentiels. Mais finalement, ils avaient une patate chaude dans les mains et ils ne cherchaient que quelqu'un pour payer les taxes!»

M. Cormier précise avoir obtenu deux références depuis cinq ans, «des affaires qui n'avaient pas de bon sens», estime-t-il.

Le promoteur consent que l'immeuble possède beaucoup de potentiel. L'intérieur est complètement vide, sans séparations et sans étages.

«Il y a plusieurs possibilités», réfléchit-il. «L'idée de faire des condos de luxe, ce serait super intéressant, avec un stationnement souterrain. Ça impliquerait toutefois l'intégration de fenêtres et des coûts très importants.»

«Sinon, il y a toujours des projets commerciaux», poursuit M. Cormier. «Mais moi, je suis promoteur immobilier, pas commerçant. Je peux appuyer un projet, mais ce n'est pas moi qui démarrerai un commerce là-dedans.»

Le propriétaire préférerait que ce bâtiment patrimonial attire l'attention pour les bonnes raisons, mais il ne veut pas engloutir des dizaines de milliers de dollars sans partenaires sérieux.

«C'est un bel immeuble, avec une histoire. Tout le monde le connaît, tout le monde aimerait que quelque chose se fasse ! Mais je ne peux pas rénover 4000 pieds carrés pour rien.»

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