Des PME à défaut de grandes usines dans le parc industriel de Shawinigan?

Le 23 avril 2012, le maire de Shawinigan,... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le 23 avril 2012, le maire de Shawinigan, Michel Angers, dévoilait les détails de l'aménagement d'un parc industriel à grand gabarit dans le secteur Saint-Georges. Deux ans et demi plus tard, après avoir acquis une trentaine de propriétés, la possibilité que ce site accueille plutôt des PME est maintenant évoquée.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Incapable de voir dans un horizon prévisible un mégaprojet débarquer à Shawinigan, le maire, Michel Angers, entrouvre la porte à la possibilité que le parc industriel à grand gabarit du secteur Saint-Georges accueille éventuellement des petites et moyennes entreprises.

Il deviendrait alors une zone comme on en retrouve déjà cinq sur le territoire, sans compter celles de l'ancienne aluminerie et de la papeterie Laurentide, qui cessera sa production au cours des prochains jours.

M. Angers s'est avancé sur cette surprenante piste en assemblée publique mardi soir. Il répondait à une question d'André Grosleau, qui lui avait demandé un rapport détaillé sur le dossier du parc industriel à grand gabarit, dont plus personne n'entend parler.

Le maire a refait l'historique de l'intérêt de la multinationale brésilienne Rima pour son implantation à Shawinigan et l'entente sous réserve de vérifications qui liait les deux parties. Au printemps 2012, ces investisseurs souhaitaient le début de la construction dès l'automne suivant. Le marché de la silice s'est ensuite détérioré et le projet de Shawinigan a finalement été abandonné.

Malgré l'échec du projet de Rima, le site demeure disponible à court terme pour un projet d'envergure, assure le maire. Mais pour la première fois sur la place publique, M. Angers a ouvert la possibilité à ce que cette zone accueille plutôt des PME.

«Notre parc industriel est toujours là», a-t-il souligné. «Sera-t-il à grand gabarit ou pour des PME? Si on ne réussit pas à attirer une grande entreprise, il y aura une réflexion à faire sur l'utilisation à donner à ce parc industriel.»

Ce message respecte la philosophie communiquée au ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, quelques jours après l'annonce de la fermeture de l'usine Laurentide.

Pendant qu'Investissement Québec souhaitait vérifier les chances de succès d'attirer une usine majeure à Shawinigan pour compenser la perte de la papeterie, le maire répliquait avec sa demande d'un fonds autonome de 20 millions $ pour poursuivre le développement des PME sur son territoire.

Par contre, il s'agit d'un changement d'orientation par rapport au printemps 2012, alors que le conseil municipal voulait appuyer sur l'accélérateur pour acquérir une trentaine de propriétés du secteur visé.

L'aménagement d'un parc industriel à grand gabarit se retrouvait sur les planches à dessins depuis quelques années, mais l'ex-mairesse, Lise Landry, ne voulait pas aller plus loin tant qu'elle n'allait pas obtenir l'assurance d'une grosse prise.

Avec le dossier Rima qui se profilait à ce moment, le maire de Shawinigan se désolait que la Ville n'ait jamais osé procéder à l'aménagement de ce parc industriel à grand gabarit, afin d'être prête à accueillir une grande usine.

«Nous devons aller encore plus loin pour être attrayants», déclarait-il en avril 2012, pour justifier le processus d'acquisition de propriétés. «On ne peut plus se payer le luxe d'attendre et de regarder les grandes entreprises s'installer ailleurs.»

Même que le 19 mars 2013, lors de la conférence d'information confirmant la volte-face du Groupe Rima, M. Angers martelait que malgré cette mauvaise nouvelle, l'aménagement d'un parc industriel à grand gabarit demeurait la meilleure stratégie à adopter pour Shawinigan, étant donné que trop d'investissements majeurs lui étaient passés sous le nez.

Jusqu'ici, la Ville a dépensé 4,5 millions $ en acquisition de terrains et de maisons dans ce secteur pour favoriser l'arrivée d'un mégaprojet industriel. Il reste trois ou quatre propriétés en suspens, parce que leur valeur n'a pas encore été établie par le Tribunal administratif du Québec.

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