Contrôle des insectes: Shawinigan s'engage à nouveau en 2015

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Le maire Michel Angers estime que les échos reçus jusqu'à maintenant justifient la poursuite de ce programme.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Malgré les pertes de revenus de taxation qui seront éventuellement engendrées par la fin de l'exploitation de grandes usines comme l'aluminerie de Rio Tinto Alcan et Laurentide, les élus de Shawinigan considèrent important de maintenir le contrôle biologique des insectes piqueurs sur leur territoire en 2015.

En séance publique hier soir, le conseil municipal a annoncé qu'il se prévaudrait de son droit d'option avec la firme GDG Environnement l'an prochain. La firme trifluvienne acquittera à nouveau cette mission, pour la somme de 806 990 $.

Il s'agira de la troisième année consécutive où le contrôle biologique des insectes piqueurs sera effectué sur l'ensemble du territoire. En 2013 et 2014, le service était financé par une taxe spéciale de 19,50 $ par adresse. La Ville puisait dans ses surplus pour payer l'autre moitié de la facture. Hier soir, le maire de Shawinigan n'a pas voulu confirmer si la même formule prévaudrait en 2015.

Michel Angers considère que les échos reçus jusqu'ici justifient la poursuite du programme.

«Tout ce qu'on entend, c'est que les gens sont extrêmement satisfaits», commente-t-il. «Nous avons même tendance à oublier le traitement. C'était plus difficile pour la première génération d'insectes au début de l'été, mais en même temps, quand on sort de la ville à cette période et qu'on va à Saint-Mathieu-du-Parc ou à Saint-Élie-de-Caxton, c'était infernal! À partir de la deuxième cuvée, c'était correct.»

«L'évaluation que nous en faisons, c'est que les citoyens tiennent mordicus à garder le service», observe le maire.

Ce dernier ne veut toutefois pas confirmer que dans les faits, le contrôle biologique des insectes piqueurs fera partie du paysage pour toujours à Shawinigan.

«C'est quand même plus de 800 000 $», convient-il. «Dans le contexte actuel, il faut toujours s'assurer que le travail est bien fait. On va continuer de renouveler à chaque année. Pas question de s'engager à long terme.»

Du même souffle, le maire se demande comment réagiraient les citoyens si la Ville décidait d'interrompre le contrôle biologique des insectes piqueurs, après en avoir savouré les bienfaits. Il estime même que ce service fait partie du bouquet d'attentions qui permettent aux citoyens de savourer leur chez-soi et d'attirer de nouveaux résidents.

«Nous faisons la promotion de la qualité de vie et du récréotourisme», rappelle le maire. «Nous misons sur ces éléments. Des gens viennent à Shawinigan parce que nous faisons le traitement contre les insectes. Il suffit d'en parler au Parc de l'Île-Melville et aux différents campings!»

«Des gens de Saint-Gérard-des-Laurentides me disent qu'ils n'avaient jamais mangé dehors avant le traitement», ajoute-t-il. «On peut bien refaire le débat sur ce que ça coûte. Tout a été analysé. Est-ce qu'on le paye d'une façon ou d'une autre, avec les produits avec lesquels on doit s'asperger? Dans nos choix budgétaires, il faut tenir compte de tout ça.»

L'expérience shawiniganaise avait débuté en 2012, dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides. Après avoir observé des résultats concluants, la Ville avait décidé d'étendre l'expérience à l'ensemble de son territoire dès l'année suivante.

Jusqu'ici, GDG Environnement a accompli ce mandat pour des montants de 795 000 $ en 2013, de 799 000 $ en 2014 et de 806 990 $ l'an prochain, taxes en sus.

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