L'appel de Shawinigan a été entendu

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L'appel de Shawinigan semble avoir été entendu par Québec.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Moins d'une semaine après la marche de mobilisation pour réclamer une aide spécifique de 20 millions de dollars, le maire de Shawinigan, Michel Angers, se dit satisfait de pouvoir recourir à l'enveloppe de 30 millions de dollars encore disponible dans le Fonds de diversification économique pour les régions autres que Trois-Rivières et Bécancour.

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Le ministre régional Jean-Denis Girard et le maire de Shawinigan, Michel Angers, ont eu une discussion mercredi au sujet d'une enveloppe de 30 millions de dollars encore disponible dans le Fonds de diversification économique pour les régions autres que Trois-Rivières et Bécancour.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

«Je veux saluer la belle ouverture du gouvernement du Québec», a-t-il confié au Nouvelliste, et ce, au lendemain d'une discussion avec le ministre régional Jean-Denis Girard qui, pourtant, ne parle pas de critères assouplis pour toucher les sommes.

À la lumière de cet échange qui est resté en partie privé, le premier magistrat semble néanmoins tenir pour acquis que le fonds dédié à Shawinigan aura toute la flexibilité nécessaire pour réaliser la liste de projets déjà communiqués au groupe tactique d'intervention économique (GTIE).

Selon lui, un tel assouplissement des conditions d'aide financière lui donnerait une «marge de manoeuvre» alors que, dit-il, les critères actuels du Fonds de 200 millions $ sont «ultra hermétiques».

Or, le ministre Girard soutient plutôt que ce programme est déjà l'un des plus flexibles alors que «sur quelques centaines de projets, un seul a été refusé jusqu'à présent». «Tous les bons projets vont être analysés. Et le Fonds n'est pas une fin en soi», a-t-il fait savoir en évoquant les différents éléments d'un montage financier.

Par ailleurs, le député de Trois-Rivières a soulevé le fait que Shawinigan avait fait ses devoirs pour présenter ses projets. «Ils seront tous analysés avec le GTIE en collaboration avec les gens du milieu et les projets pourront se réaliser avec le coffre à outils», a-t-il assuré tout en disant que «le gros de l'affaire va se passer sur le terrain pour attacher les ficelles».

«Un comité conjoint est en place, on ne demande pas de chèque en blanc dans notre démarche,  Investissement Québec sera autour de la table. Le groupe tactique a accepté d'emblée les différents projets, ce qui fait partie de ce que nous avons fait depuis quatre, cinq ans. Le ministre est 100 % d'accord avec l'orientation. On a besoin d'un signal clair et public», renchérit M. Angers.

De plus, le maire veut rassurer «ceux qui s'inquiètent de créer des précédents». «La formation du GTIE est un cas exceptionnel car c'est une situation exceptionnelle. Ça prend un fonds d'exception», affirme celui qui ne craint pas un effet boule de neige dans les autres villes. «Et si on réussit à faire quelque chose de très bien, ce que nous allons faire, ça peut donner l'idée à d'autres», admet-il.

Ce dernier prétend donc avoir convenu avec le ministre Girard que «le GTIE travaillerait avec le fonds de 29,7 millions de dollars». Et du même souffle, il rappelle avoir déjà proposé une telle option qui ne nécessite pas un nouveau décret ministériel.

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